Juillet 2009_De Gérard Griffaton –Nancy- Lorraine -France - né le 6/12/1944-
Objet : Famille Griffaton, Griffatong, Grifaton, Kriffaton, Krifaton, Krifatong etc…
Comme je le disais à certains membres de notre « réseau-famille », on remarque deux « noyaux » de famille Griffaton en France, une famille « implantée » autour des pays de Loire et une famille « implantée » autour des pays Lorrains.
Je suis de la branche Lorraine, grâce au travail de Daniel Hilaire, notre ami, de Michel Gallier mon beau-frère, de Pascal Marchand mon cousin et de moi-même, la généalogie de notre branche est pratiquement totalement retracée du moins jusqu’au milieu des années 1600 sur une personne centrale : René Griffaton.
Nous n’avons pas eu de contact avec la famille Griffaton des pays de Loire, nous ne trouvons pas de lien entre nous, je suis pourtant certain qu’il y en a un, peut être au-delà de 1600. Un membre de cette famille était professeur de Français au lycée Henri Poincaré de Nancy (année 1950 ou 60), je me souviens que mon père avait déjà pris contact avec lui afin de comprendre « la filiation » et de trouver un lien éventuel. Malheureusement il ne reste pas de trace de cette entrevue. Je viens tout juste d’avoir un petit échange avec Rémi Griffaton qui fait des études supérieures aux Etats-Unis, ses grands-parents viennent d’Angers. On trouve des membres de cette « branche Griffaton des pays de Loire » sur Internet, plusieurs sont férus de Généalogie, je les retrouve sur Généanet.com ou sur Notre famille.com.
_ Merci d’avance à la personne qui me renseignerait sur cette « souche ou filiation Griffaton des pays de Loire »._
Certains membres de notre branche « Griffaton de Lorraine » ont quittés notre pays pour d’autres horizons courant des années 1700.
En effet dans notre région, comme dans d’autres certainement, pour des raisons politiques et surtout économiques, les années 1700 sont de plus en plus difficiles. Les populations « meurent » sous le poids du travail qui ne rapporte plus de quoi vivre simplement et des charges très lourdes qui s’ajoutent les unes aux autres (impôts de toutes sortes). Dans nos petits villages des milliers d’agriculteurs, viticulteurs, artisans ou manouvriers sont réduit à un état de très grande pauvreté et n’arrivent plus à nourrir leurs nombreux enfants. Certains envisagent de quitter leurs terres, le sol de leur naissance (pourtant si chers à leur cœur) nous le comprenons bien aujourd’hui. Même si pour émigrer, ils imaginent certainement qu’ils devront couvrir une grande distance, faire un long et difficile voyage.
Dans le même temps, les Souverains d’Autriche ont été contraints de lancer un appel à tous les pays pour repeupler leurs lieux dévastés. Marie Thérèse d’Autriche envisageant de repeupler les vastes étendues (région du Banat anciennement à cheval sur trois états la Roumanie, la Hongrie et la Serbie-Voïvodine) qui se trouvaient en friches de par toutes les suites d’une longue guerre entre la Hongrie et la Turquie.
Tous les migrants volontaires devront être de confession catholique. Marie Thérèse d’Autriche promettant argent, terres, maison ou matériaux de construction, meubles, fourneaux, ustensiles de cuisine, bétail, semences, etc…
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Un mouvement migratoire fut alors organisé à partir de KEHL Allemagne, un homme de lois désigné étant chargé d’organiser le voyage, de délivrer les papiers nécessaires et surtout d’indiquer les directions à suivre. Ils seront même accompagnés si besoin par un guide.
Les migrations les plus importantes se situent entre 1762 et 1773. Plus de 1800 familles de Lorraine et d’Alsace quitteront le pays
Pour ce qui concerne notre petit secteur, les villages d’Arracourt, Moyenvic, Moncel, Bezange la grande, Sornéville, Valhey, Bathelemont, Parroy, Pettoncourt, Chambrey sont cités. De même que les noms de Lefort, Griffaton, Coussac, Claudon, Pierre, Richard, Boquel, Boisseau, Noël, Coqueron, Pernet, Petitjean, Dallemagne, Guillaume, Klein, Parison, Laurent , Antoine, Sigris, Frécot, Duron…
Les émigrés Lorrains emprunteront le Danube. Un passage obligé pour contrôle aura lieu à Vienne en Autriche. Et devront finir leur voyage en débarquant au plus proche du lieu qui leur était désigné, ils termineront souvent leur périple à pieds suivi de voitures à bœufs.
Les familles s’installeront autour de Trubswetter-Tremesvar-Tomnatic – puis, Saint Hubert – Velika – Charleville – Seultour –– Ostern- etc… Les nouveaux émigrés y construiront d’abord des maisons puis des églises, des écoles, des moulins à grains, auberge, boucherie et magasins divers.
Les lorrains se sont fait remarqués durant longtemps par leur empressement à travailler, de ce fait, cette région est très vite devenue le premier grenier à blé de l’Europe centrale.
Malheureusement, Ils devront travailler sur des terres souvent marécageuses, plusieurs milliers d’individus de la première génération périront de maladie contagieuse, épidémie de peste y compris.
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Enrôlés de force par les uns ou rejetés par les autres. A la suite d’événement politique, des différentes guerres ou du règlement de celles-ci entre les états, puis victimes de déportation sous le régime communiste, nos ancêtres ont très vite connu de violentes difficultés, certains n’auront la vie sauve qu’en prouvant leurs origines Française. Beaucoup fuiront la région pour les pays voisins ou même pour l’autre bout du monde. Retour en France pour certains, d’autres se dirigeant vers l’Allemagne les Etats-Unis, le Canada.
(Voir au sud de la France ou ils reconstruisent et sauvent le village de Roques-sur-Pernes).
Certaines familles préférant rester dans leur nouveau pays d’accueil. on retrouve des descendants de Griffaton aujourd’hui en Hongrie, en Roumanie, en Serbie etc.. Avec quelques modifications des noms au fil du temps et en fonction des pays où ils demeurent.
On trouve quelques publications qui retracent dans le détail toute cette période avec beaucoup de détails précis. Voir : Les mémoires de l’académie Stanislas Nancy – ou - l’étonnant destin des Français du Banat par Pierre Gonzalvez.
Les membres de notre famille émigrés au Banat dans les années 1770 sont tous des fils de paysans et sont tous partis de : ARRACOURT en Lorraine - France.
Notre ami Daniel Hilaire, trouve le passage à Vienne de Dominique Griffaton, le 19 avril 1770, il était avec une femme Reine Denis et six enfants trois fils et deux filles. Daniel retrouve aussi le passage de Nicolas et Joseph Griffaton qui voyagent ensemble et passe à Vienne le 20 octobre 1770. Nicolas déclare une femme et six enfants. Joseph déclare une femme et six enfants.
Nous possédons une bonne partie de la généalogie de ces trois « compères » Griffaton de Lorraine.
J’ai retrouvé quelques descendants, en Allemagne, en Roumanie en Hongrie, en Serbie, aux Etats-Unis, au Canada. Certains connaissent le passé de leurs ancêtres, d’autres non, d’autres ne souhaitent pas répondre à mes diverses demandes.
Merci à celui qui apportera d’autres détails à ce petit condensé sur les émigrés Lorrains au Banat.
Gérard Griffaton de Lorraine
Article suivant vu sur Internet :
On retrouve certaines tombes au nom de Lorrains –voir Griffaton-


