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Vieux Métiers

Le travail de la terre

 

Le potier de terre ou de grès

                          

         Il fabrique tous les ustensiles de cuisine, pichets, écuelles, plats utilitaires, gourdes, pots à confiture, bouteilles ventrues, cruches, bouillottes (avec un manche), les poteries de salaison.

         Il fallait épurer la terre par la pluie et par le gel pour faire partir le sable.

         La terre était ensuite malaxée, dégraissée par l’apport de sciure de bois (quelquefois écrasée par les meules des moulins) puis modelée, tournée, moulée ou coulée et ensuite cuite pendant une semaine.

 

Le faïencier - peintre sur faïence, mouleur, émouleur, tourneur.

         Cet art apparaît au XIVe siècle à Faenza en Italie. En France à Rouen, Nevers, Strasbourg, Moutiers, …., Lunéville.

         A Pexonne, à Domèvre, Badonviller.

 

Le verrier

         C’est Colbert qui encourage le verre. Les forêts jouèrent un grand rôle pour le bois des fours.

         Les verriers eurent rang de gentilshommes et portèrent l’épée.

         Ce n’est qu’en 1695 à St Gobain que l’on pratiquera le coulage des glaces.

         A Cirey, on fabriqua d’abord des vitres puis des glaces.

         Les glaces sont coulées sur des plaques de fonte et lissées à l’aide de meules d’où apparurent :

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-         savonneurs de glaces et polisseurs

 

A Baccarat : les souffleurs, les graveurs.


 

METIERS DES TISSUS

 

5 groupes d’artisans

- Ceux qui cultivent la plante et la transforment : le chanvrier, le peigneur de chanvre

- Ceux qui fabriquent le matériau de base : le tissier, tisserand, fileur de laine

- Ceux qui fabriquent les vêtements : tailleus d’habits, dentellière, brodeuse, couturière, gantière, cordier, matelassier (ou matelassière).

- Ceux qui entretiennent des œuvres : clavandières, blanchisseuses, repasseuses

- Ceux qui commercialisent : les drapiers, marchands

 

Les drapiers drapant sont ceux qui fabriqent le drap.

 

Les tisserands travaillent dans une salle sombre et humide (pour plus de souplesse des fils).

Jacquard après 1820 a complètement transformé le métier en en faisant une industrie.

Il y avait beaucoup de tisserands dans les campagnes (à Bénaménil 2 familles en 1800).

 

Le cordier

         Il réalisait les ficelles, cordes et câbles avec du lin, du chanvre et plus tard du coton. Il tordait les fils ensemble ce qui donnait le toron.

         L’artisan avait besoin d’un vaste espace pour travailler (grange ou plein air).

         Il pouvait se déplacer de ferme en ferme.

Le métier fut codifié en 1394.

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Le tailleur d’habits - parementier

                                                            

         En Lorraine, un tailleur d’habits dans tous les villages d’un peu d’importance. Il se déplacait selon les mariages à venir. Il transformait les costumes d’hommes, les retournait, les retaillait pour les enfants. Il n’était pas très riche.

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La dentellière, la brodeuse, la gantière

         Des métiers de femmes, métiers très anciens surtout dans les villes car toutes les classes de la société raffolaient de dentelles

-         pour l’habillement civil, militaire et religieux

-         pour l’habitat ensuite linge de maison

         Souvent ce sont des exécutantes : la matière première est fournie avec les modèles correspondants. Elles sont payées à la pièce.

 

 

Les brodeuses

         Vers 1850, de 60 à 100000 femmes brodaient  dans les départements de la Meurthe et de la Meuse.

         La broderie est née à Nancy. On brodait des fils d’or, d’argent ou de soie puis apparut la broderie blanche pour les jabots et les manchettes.

         C’est Joséphine BONAPARTE qui en rentrant de prendre les Eaux à Plombières fit connaître et lança la mode des broderies de Lorraine.

         ® à Lunéville la broderie perlée que vous connaissez

 

         Dans la région on trouve le terme brodeur au masculin, c’était le trafiquant en broderies, celui qui passait reprendre le travail fini et le payait le travail.

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Le matelassier ou matelassière

         Après les paillasses, les matelas améliorèrent le confort.

         Ils étaient remplis de crin, de bourre ou de laine suivant les conditions de vie. Le matelassier allait de village en village et s’installait quelquefois en plein air car il cardait le crin ou la laine pour redonner de la souplesse ® d’où beaucoup de poussière.

         Il fallait être à la fois couturière et matelassière.

 

La lavandière

                                                  

         Elle lavait le linge à la rivière ou au lavoir (surtout en ville, métier très pénible).

 

La blanchisseuse

         Elle s’occupait du linge fin.

 

La repasseuse

         Elle lavait, empesait et repassait le linge fin de maison et toutes les broderies, coiffes, volants … .

                                              

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AUTRES METIERS

 

 

Le boulanger ou boulangier

         Confrérie des boulangers : St Honoré

         C’était un métier de ville cependant en 1705, il y avait un boulanger à Bénaménil.

 

Les meuniers

                              

         En Lorraine, moulins à eau (dans d’autres régions moulins à vent).

         Le meunier (munier, mulnier) est un paysan comme les autres. Il appartient au Seigneur du lieu ou à une abbaye.

         Il payait un fermage, soit en argent soit en nature. Il signait un contrat : on les retrouve aux Archives Départementales.

         Il avait besoin de payer une caution elle l'était souvent par les parents pour un jeune qui reprenait le moulin ® c'est pourquoi la transmission se faisait presque chaque fois de père en fils.

         Il se payait  en prélevant 10 % de la farine si les fermiers n’avaient pas d’argent. Le métier s’apprenait par imprégnation depuis l’enfance. On mariait les moulins.

         Il employait souvent une domesticité, une servante, un journalier. Il avait quelques bêtes pour transporter la farine ou les grains.

         Il moud les grains mais aussi les écorces pour le tan,  les graines oléagineuses car nos ancêtres avaient besoin d’huiles pour

-         l’alimentation

-         l’éclairage

         C’étaient les plantes cultivées au village qui  fournissaient l’huile :

         le lin, le chanvre, la navette, le colza (introduit en Meuse en 1830), le pavot, les noix, les faines, toutes ces plantes donnaient des huiles de différentes qualités

-         âcre et forte pour la navette

-         de qualité supérieure pour le pavot oeilleté

-         délicieuse pour les noix

-         l’huile de lin et de chenevis était vendue aux peintres

 

L’huilier passait dans les villages avec une charrette, ramassait les graines ou les noix dans des sacs et  demandait le nombre de récipients qui étaient nécessaires aux transport de l’huile (cruches en grès). Il rapportait l’huile après passage au moulin.

Les moulins à eau devinrent plus tard des scieries ou des producteurs d’électricité.

Les papetiers se servaient aussi des moulins à eau.

         Les « roues d’eau » se succédaient par dizaines même sur les ruisseaux de plaine. La faible pente nécessita des dérivations sur des retenues, ou étangs qui jalonnaient les cours d’eau.

         Du XVIe siècle au début du XIXe siècle, 30 moulins à papier autour d’Epinal.

         Des ramasseurs de chiffons visitaient les villes et les villages ® ils faisaient du troc. Ils échangeaient de la faïence, des épingles contre de vieux chiffons, c’étaient les marchands de frapouilles.

 

La domesticité en ville surtout, pour les femmes.

         La cuisinière, la lingère, la femme de chambre, la femme de charge (servante à tout faire.

 

La nourrice

         Françoise CHANDERNAGOR prétend que les femmes qui avaient les moyens de payer une nourrice (soit à domicile, soit à la campagne) le faisaient de peur de s’attacher à l'enfant vu la mortalité infantile.

 

- les domestiques hommes

         les valets, le maître d’hôtel, le cocher, le palefrenier, le garçon d’écurie, les jardiniers, les régisseurs (souvent de mauvaise réputation) qui contrôlaient les métayers

- les porteurs d’eau en ville.

- les ramoneurs.

- les porte-faix

- le fontainier

         Il est à la fois celui qui entretient et surveille les fontaines publiques mais aussi celui qui fabriquait des fontaines de grès ou de cuivre. Celui qui recherchait les sources ou sourcier.

 

- l’hôtelain (hostelain) – aubergiste – tavernier – cafetier (plus tard)

         Le cabaretier : il semble qu’il devait vendre le vin à l’²assiette² c'est-à-dire accompagné de nourriture.

         Le tavernier vendait ²à pots².

 

Le régent d’école ou maître d’école

         A Toul, l’ordonnance épiscopale du 8 mai 1669 demande à chaque paroisse d’avoir un maître d’école qui sera chantre, sacristain, sonneur de cloches, balayeur… et devra instruire les enfants.

         Son traitement est fixé dans un contrat.

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Le chirurgien

                                

         La chirurgie est considérée comme un art manuel, elle est confiée aux barbiers chirurgiens.         Les barbiers chirurgiens de Bar, selon les statuts de 1513, associent un droit d’entrée très faible à un examen très sévère au futur maître qui doit répondre aux questions des membres du jury et fabriquer un chef d’œuvre.

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Les barbiers-barbants

         Ils réparent les entorses et réduisent les luxations et les fractures…

 

         L’affaire importante, c’est le tube digestif d’où lavement, purgations, saignées…

 

Les apothicaires instruits conseillent l’utilisation des eaux minérales et des plantes.

         La plupart des maladies sont soignées grâce à de vieilles recettes dites de bonne fame (fame voulant dire renommée d’où mal famé).

 

L’avocat

         L’avocat à la Cour était un spécialiste du droit devant la juridiction d’un Parlement ou d’un Conseil Souverain, il fallait pour être avocat :

-         être âgé d’au moins 16 ans

-         ni incapable

-         ni indigne

-         ni sous le coup d’une excommunication

A partir de 1685 (révocation de l’Edit de Nantes) :

-         être de religion catholique

-         obtenir sa licence en droit civil ou canonique délivrée par une faculté du royaume (1587)

-         obligation de prêter serment de s'inscrire au rôle d’un barreau et d'effectuer un stage de 2 ans

 

Le salpêtrier

         Il récoltait le salpêtre dans les maisons pour la fabrication de la poudre.

Au temps de Léopold, en 1725, la fabrication était affirmée, une personne versait une somme à l’Etat Lorrain et se chargeait de la recherche et de la transformation.

         Le salpêtrier vivait avec sa famille dans le village où il travaillait (naissances d’enfants dans différents villages).

A l’arrivée de Stanislas c’est la France qui contrôla le système.

         90 salpêtriers envahirent la Lorraine. Ils avaient tous les droits. Ils lessivaient les murs propres à la récolte du salpêtre, cuisaient les eaux (odeurs nauséabondes et vapeurs toxiques).

 

Le praticien

         Celui qui venait d’acquérir la manière de procéder en droit et qui, dans l’attente d’un héritage ou d’un achat d’office de notaire, exerçait auprès d’un de ces derniers, les fonctions de clerc ou de stagiaire.

 

Le sergent au baillage (dans les tutelles)

         Il était chargé par le tribunal du baillage de signifier les assignations devant la justice, de faire les saisies, d’arrêter les personnes contre lesquelles avaient été lancé des ordonnances de prise de corps.

         C’était l’huissier du tribunal de baillage.

 

Maître des hautes œuvres - bourreau

         Il était chargé des exécutions : pendaison (lieux dits ® haute Justice)

 

Maître des basses œuvres ou rifleur

         Il vidait les fosses d’aisance, il ramassait les bêtes mortes, il avait droit

          de riflerie : il gardait pour lui les peaux des bêtes et les tannait

         On l’appelait aussi écorcheur ou équarrisseur

 

Le colporteur – baladeur trafiquant, brocanteur, mercier, bonnetier

         Il vend tout ce qu’il peut entasser dans sa balle (hotte) :

-         des allumettes, des lunettes

-         des draps, des images pieuses, missels

-         de la mercerie, des almanachs, des plumes, du papier, des plantes médicinales. Il transportait un bric à brac incroyable

 

Le voiturier ou chartier (charretier) pour le transport des marchandises.

 

Le châtelain

         Il s’agissait du chef de la petite garnison d’hommes armés (une dizaine en général) du château. Le châtelain était souvent chargé des tâches de juge seigneurial (inférieur au bailly) et des chasses sur le territoire de la châtellerie.

 

L’arpenteur - géomètre

         Il effectuait des relèvements (relevés) et des mesures de terrain pour délimiter les biens des particuliers mais aussi lors de la création de routes ou voies privées.

         Au XVIIIe siècle, la formation se faisait « sur le tas » chez un arpenteur reconnu par les « jurés » de la profession dont l’office avait été renouvelé par arrêt de mai 1702.

 

Le maître des Postes

                                        .

         Au XVIIe siècle, c’était le maître de la poste aux chevaux.

         Nommé par brevet du surintendant général des postes, non transmissible (Edit de janvier 1630), c’était le notable dont le rôle postal consistait à acheminer les dépêches du Roi et des particuliers Pour le courrier royal, il recevait 130 livres par an pour 2 courriers par semaine. Il jouissait d’exemptions fiscales. Il avait le droit exclusif de la location des chevaux « courant la poste de relais en relais » aux compagnies de transport de voyageurs par diligences et autres voitures particulières.

         L’arrivée du chemin de fer va sonner le glas des relais de poste.

 

Les postillons

         Ils devaient assurer, avec des chevaux frais disponibles dans leurs écuries, le remplacement des chevaux fatigués par l’étape parcourue. Ils devaient ramener les chevaux à leur relais d’origine.

 

La sage-femme ou matrone

         Jusqu’à la Révolution et même après, la sage femme est très souvent une femme de plus de 50 ans ayant eu de nombreux enfants qui n’a que son expérience de mère. Elle prête serment sur les Evangiles, elle doit être vertueuse et bonne catholique.

         Etait-ce suffisant ? Bien sûr que non. Nombreuses sont les mères qui meurent des suites de couches : manque d’hygiène, soins mal à propos (saignée…)

Les enfants meurent souvent avant 8 jours. Elle doit ondoyer l’enfant si elle constate qu’il a des problèmes.

 

Le tabellion

         Avant 1560, le tabellion était un secrétaire copiant les actes de notaires (et le travail ne manquait pas en cette période où il n’y avait pas de photocopieuse).

         Après cette date, il désigna le notaire lui-même, nommé aussi parfois, « garde notes ».

 

Le fermier à selmagasinier à sel

         Il engrangeait le sel, le vendait et percevait les droits.

 

Le perruquier

         Le perruquier-barbier devait être notre coiffeur.

         A Blâmont, de père en fils.

 

Le venaître dans les Sâlines

         C’est l’officier du Roi, qui était présent au transport du sel vers les magasins à sel.

         Il vérifiait le nombre de minds (grande mesure de sel qui valait 16 vaxels, qui valait chacun 16 pots…)

         Il tenait les registres.

 

Après 1850, l’appariteur était le garde champêtre.


 

Les métiers du cuir

 

 

Baudroyeurs, aiguilliers boursiers, corroyeurs, cordonniers, bottiers, selliers, bourreliers, relieurs, gantiers, fabricants de lacets en cuir, tous dépendaient du tanneur.

 

Le tanneur (St patron – St Crépin)

                            

         Ayant besoin d’eau claire, le tanneur est installé près d’une rivière (Quai des cadets à Lunéville – Les Crampel), à Blâmont près de la Vezouze.

 

         Le tanneur transforme la peau, matière vivante et fibreuse, en cuir imputrescible et résistant. Il travaille les peaux fraîches, les peaux sèches et les peaux salées. Il emploie le tan, acide existant dans le chêne surtout (maintenant le chrome).

 

         Il traite les peaux de grands animaux (vaches, veaux, chevaux) pour fabriquer les sacs, les porte-monnaie.

         Avec la peau des chèvres des agneaux, des moutons blanchies à l’alun : c’est le mégissier qui intervient.

         Mais aussi les peaux de dauphins, de phoques, de crocodiles, de castors, d’hermines, d’ours.

 

         Il faut des bains nombreux puis étirage, foulage en tous sens, débourrage (pour enlever les fourrures, les poils) puis immersion dans des fosses contenant le tan (2 mois à un an) Þ odeurs nauséabondes dues à cette fermentation

 

Le chamoisage (fait par le chamoiseur) est un tannage à l’huile.

         La pelleterie est le tannage des peaux à poils Þ le pelletier

 

La maroquinerie

         C’est un tannage plus fin pour les reliures ;

 

La mégisserie

         Tannage + farine de froment et jaunes d’œufs Þ pour les gants et la cordonnerie de luxe

         Beaucoup de villes ont leur rue des tanneurs.

 

         Jusqu’en 1880, 80 % des cuirs étaient destinés à l’agriculture (pour les harnais) et à l’armée.

         Le tan du chêne est remplacé par l’écorce de mimosa, de châtaigniers ou par le chrome.

         Au début du 20ème siècle, se développe la maroquinerie.

         Les peaux de chèvres et de moutons donnent le chagrin, le galuchat, le maroquin.

Concurrence des cuirs de Russie, de Hongrie.

 

         Le cuir de requin, de poisson, le box-calf et le cuir parcheminé se firent concurrence.

 

Le bourrelier (bourlier) – le sellier

         Il réalisait les colliers de chevaux, les dossières de selles.

         Il façonne aussi le crin, la paille, la laisse pour rembourser ses selles, ses colliers, il cloute le cuir, le peint, le vernit.

         Il travaille avec des formes en bois. Plus il y avait de chevaux dans les campagnes, plus le bourrelier prospérait et vice-versa, il disparut complètement des campagnes à l’apparition des tracteurs.

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Le cordonnier de Cordoue qui était au Moyen Age le centre du travail du cuir de luxe

         Au début, cordouaniers Þ cordonniers

         Autre nom : sueurs Þ de coudre en latin suere, c’étaient les ouvriers de la chaussure.

         Puis tous devinrent les cordonniers.

         Ils étaient nombreux en ville comme à la campagne (de père en fils).

         C’est un gagne-petit, il était souvent payé à la fin de l’année, dans les inventaires on retrouve :

         2 paires de chaussures dues au cordonnier.

         Il fait donc les chaussures, la tige et la semelle, lorsque la semelle est en bois : c’est le galochier.

         Ils avaient presque toujours 2 ou 3 vaches et quelques cultures pour vivre.

         Les paysans faisaient faire une paire de chaussures pour leur mariage et la gardaient une bonne partie de leur vie. Le cordonnier la ressemelait, la ferrait pour la faire durer. La cirer relevait du cérémonial.

         L’échoppe du cordonnier était le lieu de rencontre et d’échange des nouvelles du village, il était souvent cafetier ou coiffeur… et devint quelquesfois marchand de chaussures, sabots, bottes.

 


 

 

METIERS DES METAUX

 

 

Forgeron, taillandier, maréchal-ferrant, charron, serrurier, ciseleur, ornementiste, tailleur de limes, coutelier, cloutier, rémouleur, ferblantier, chaudronnier, étameur, plombier, zingueur, horloger. Leur saint patron était Saint Eloi

 

Le forgeron

                         

         On le retrouvait au Moyen Age dans une multitude de métiers artisanaux : aiguilliers, argenteurs, armuriers, arquebusiers, balanciers, batteurs d’or, bimbelotiers, boutonniers en métal, chaînetiers, chaudronniers, ciseleurs couteliers, épingliers, faiseurs d’orgues, ferblantiers, horlogers, monnayeurs, médailleurs, orfèvres, plombiers, potiers d’étain, serruriers, taillandiers…. beaucoup se servaient de la forge Þ forgerons

 

         Le bâti de la forge est complété de la hotte qui évacue la fumée - et d’un soufflet de forge pour activer le feu - sur une potence. Le forgeron se sert de pinces pour saisir le fer rougi dans le foyer – et d’une enclume – pièce essentielle de la forge.

         Outils : tenailles, poinçons, tranches, chasses.

 

Le taillandier

         Il fabrique des outils et les répare : marteaux, tenailles, fers pour les rabots, faucilles, faux, fourches, pioches, socs de charrues.

         Ex : Les VINOT à Docelles, pendant plusieurs générations.

 

Le tailleur de limes

         A l’aide d’un burin frappé par un marteau, le tailleur de limes donne 2000 coups pour marquer les lignes tranchantes sur la lime. La profondeur de la taille les divise en grosses, bâtardes, demi-douces et douces. Usées, les limes deviennent des burins ou tournevis.

 

Le maréchal ferrant

         Il était indispensable dans un village – ferrage des chevaux ,des ânes, des bœufs… .

          Il devint souvent dans les villages aussi vétérinaire. Sa corporation est créée en 1643

         Il fabrique lui-même les fers .La forge est le rendez-vous des laboureurs.

         Il est tributaire du monde paysan, le maréchal en subit l’évolution, jusqu’à pratiquement disparaître.

 

Le charron – patron Sainte Catherine

         roues pleines, roues cerclées de fer, roues à moyeux

(accès à la maîtrise : cela consiste à ajuster une roue et la monter sur une voiture)

         Il emploie les bois résistants – l’orme pour les moyeux et les jantes, le chêne pour les rayons, le frêne pour les brancards.

         Il réalisait les tombereaux, les charrettes, les brouettes pour les maçons, jardiniers, lavandières, et les civières.

         De créateurs, ils devinrent réparateurs Þ finirent comme vendeurs de machines agricoles

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Le serrurier

         La plus ancienne serrurerie était celle du bâtiment

     Les cadenas pour les coffres Þ les meubles reçurent leurs serrures

         Grilles en fer forgé : balustrades à la mode Þ ciseleur.

 

 

Le coutelier

         Au début du XVIe siècle, ils furent désignés messires fèvres-couteliers, graveurs

         Surtout St Etienne, Moulins, Caen, Châtelleraut et Thiers.

         Il fabrique les outils de bouchers, couteaux de poche, rasoirs et ciseaux.

         Les émouleurs travaillent à polisser et lustrer les lames, à affûter, il faut de l’eau pour que les lames ne s’échauffent pas (atmosphère humide).

 

Le cloutier

         Le clou est indispensable à la vie. Clous de bateaux,  pointes,  semences (pointerie de Flin qui existe encore), clous à chevaux, les cavaliers (en U pour les clôtures), les clous tapissiers en laiton ou cuivre.

 

Le ferblantier

         Au XIXe siècle, il réalise les ustensiles de cuisine. Ils concurrencèrent tout ce qui était en cuivre ou en étain ou en bois. Ils fabriquaient les lanternes, les chandeliers, les bougeoirs.

 

Le chaudronnier et l’étameur

         Fabrication de chaudrons en cuivre, de bassinoires appelés aussi magniens.

         L’étameur passe dans les villages pour réparer les ustensiles.

 

 

 

Le plombier - zingueur

         Le plomb est connu depuis l’Antiquité. Allié à l’étain pour les soudures, mis en feuilles, il sert à revêtir les toits. Le plombier le façonne et le soude pour réaliser les faîtages des maisons, les conduites d’eau (gouttières).

 

L’horloger

         Un métier citadin. Ils sont nombreux dans la région de Besançon :

-         de la pendule à la montre à gousset, aux horloges et  outils de haute précision.

 

L’orfèvre ou fevre Þ Lefevre

         Il travaille les métaux précieux.

 

Autre vocabulaire rencontré

 

Un douaire : biens assurés transmis avec contrat par le mari à sa femme survivante.

 

Echevin ou maître échevin

         Officier de justice chargé de la police et des affaires entre ou contre les habitants des villages ou des villes.

 

Echevin d’église = marguillier

         Il tenait les comptes des recettes de la paroisse (la fabrique).

 

Droit de délivrance ou de formariage

         Pour un garçon qui quitte le ban de sa naissance pour aller se marier ailleurs.

 

 

 

 

Cette énumération de métiers n'est pas exhaustive, nous pouvons encore les retrouver aujourd'hui dans les écomusées et les outils dans les musées.

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Citation:
_Notre village natal
est toujours le plus
beau village du
monde...
Citation:
_La mémoire est
l'avenir du passé
_Citation:
_Qui ne connaît
pas le passé, ne
comprendra pas
l'avenir
Citation:
_Il ne faut jamais
oublier ses souvenirs

Citation :

Un homme sans mémoire

 de son passé
est comme un homme

 sans racine.
Notre devise:
_Tout faire pour
que l'histoire de
notre village puisse
continuer à s'écrire..
_Rassembler les
souvenirs pour que
les générations à
venir comprennent
et n'oublient pas

citation:

Toute idée humaine

qui prend le passé

pour racine,

a pour feuillage l'avenir

proverbe Chinois

Oublier ces ancêtres,

c'est être un ruisseau sans source,



 

 

 

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