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FAMILLES DE NOS VILLAGES

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      Georgette Roussel , étude faite en 2004    Parler des vieux métiers, exposer des photos des outils anciens, faire des démonstrations de savoir-faire est très à la mode.          C’est...
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(Photo d'avant la guerre de 14, puisque le château est en place-1908-d'après le timbre)

 

 

  

      _Historique-de-Sornéville par Gérard.Griffaton_


       (D'apres LEPAGE  HISTORIEN DE LA lORRAINE 1814 - 1887 :_Sourneville en 1284 _ Soirneville  _ Soineville  _ Soinneville en 1425 _ Sonneville en 1477 _ Sorneville villa  _Sornainville au 18 éme siècle _ Sornéville au 20 éme siècle 


                                       _Un village Lorrain au XVIII siècle_
               
                                 

              _ .21988.  Visiteurs. pour .  79035. pages vues._

                                                                 

 

Bonjour , bienvenue sur ce site.

*****Je suis né en 1944, j'ai passé les vingt deux premières années de ma vie à Sornéville, je n'ai jamais été capable de couper le "cordon" avec ce lieu et ses habitants et encore moins depuis que l'heure de la retraite a sonné.
*****J'ai vécu une jeunesse absolument fabuleuse, (« d'enfant gâté pourri ») tout à fait hors du commun dans notre village. C'est sans doute pour cette raison que je souhaite, aujourd'hui, écrire ces "mémoires."
*****Je voudrais rassembler un maximum de documents, photos, anecdotes et surtout témoignages sur la vie à Sornéville, d'hier et d'aujourd'hui. Les thèmes traités seraient divers et variés, sans limite pour l'instant.
*****Sujets : Le village, le château, l'église, la mairie, l'école, les habitations, les fermes, le maire, le curé, l'instituteur, les gens, les métiers, les artisans, les machines, les outils. Le parlé, le patois, les guerres et le maquis, les familles juives embarquées en 1943, les animaux, les villages environnants.

          l'émigration des Lorrains vers le BANAT en 1770
*****Nous avons la chance de posséder, des écrits de B. NOEL, Paul Gallier, René Dehant, Camille Génin et de Renée Tailleur qui retracent si bien le passé du "patelin" de notre enfance.
*****Pour la période 1920 et plus, nous avons des témoins de cette époque, il faut donc en profiter.
*****J'espère vivement, que nous arriverons, ensemble, à enrichir sans cesse cette première ébauche et pour celà , je compte sur vous !
*****Bien amicalement. Gérard Griffaton

 

          Généalogie : Famille de SORNEVILLE :  recomposition des familles sous le "couvert" de l'association "familles de nos villages"

 

 Contact : en haut à gauche et tout en bas de chaque page 

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                        Table des matières


*****Je vous recommande de bien vouloir vous reporter à la table des matières ci-dessous regroupant les divers sujets, de choisir ceux qui vous intéressent dans la colonne catégories, située à gauche de cette page, puis de cliquer sur le numéro de l'article correspondant à votre choix. Bonne navigation ! Dans l'histoire "du plus beau village du monde""

*****l'histoire de notre vieux village est particulièrement bien d'écrite par B.O.E. NOEL dans la catégorie un village Lorrain au 18 éme siècle (passage un peu oublié des lecteurs) pour ma part, je vous recommande ce résumé (en 29 pages) ou tout au moins la première partie.

 *****Habitants de Bezange la grande et de Sornéville: A tout ceux qui ont bien connu le père Waguette, curè de Bezange la grande et de Sornéville, ne manquez pas de lire " mémoires du père Waguette".
""Un curé, mais d'abord un homme tout à fait exceptionnel"".
  (Mars 2009, je viens de terminer l'historique du père Waguette en diaporama Powerpoint. Il est à la disposition de celui qui en fait la demande.)

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                Table des matières  

Modules pages

 50 catégories - 164 articles - 7 modules pages - 31 liens esternes

 Pages :  _1_ Généalogie  _2 _Curriculum vitae _1 _Message d'accueil_2_ Table des matières_3_Généalogie_4_Les mirabelles de Lorraine_5_Commentaires et visites

Modules catégories

=Sornéville historique : _1_Précisions avant lecture_ 2_Origine du village _3_La pierre levée _4_Le traité de Francfort _5_Le château des Sarrazins

=Ancien village (plan)

=Les Seigneurs de Sornéville

 

=Village Lorrain au XIII éme siècle (première partie -8 articles)

1_Préface _2_ mœurs et coutumes villageoises_ 3_Ecole presbytère_4_ Une famille de paysans_5_ Le père François_6_ Les enfants de Jaques Aubry_7_ Une chasse au bois de faux_8_ Voyage à Lunéville

 

=Village Lorrain au XIII éme siècle (deuxième partie – 19 articles)

_1_Deuil, choix d'une carrière_2_Anthoine soldat -3__ Jean Joseph se prépare aux fonctions de régent _4_ Faute grave _5_ Catherine Prèdelot _6_ Retour du coupable  _7_ Résultat d'un mauvais coup _8_ Devant le Seigneur justicier _9_ Départ de Jean  _10_  La guerre de sept ans _11_ Combat de Hoya _12_ Après le combat de Hoya  _13_ Jean Aubry devient officier _14_ Détails rétrospectifs des événements locaux _15_ Une noce au village  _16_ La terre de Sornéville change de maître _17_ Jean Aubry achève sa carriére militaire  _ 18_Retour au village _19_ Appendice

 

=La population, les habitants : _1_ La population au fil du temps _2_ Personnages album un _3_ Personnages album deux _4_ Personnalités issues du village _5_ Quelques distinctions _6_ La peste au village

= Familles de notre village

 =L’école : _1_ L'école _2_ Travaux d'écoliers

 =Mairie :_1_ Les Maires: _2_ texte de François Madru

=L’église :

=Le château

=Le monument aux Morts :

=Le cimetière :

=Cimetière, nos soldats :

 =Honneur au vieux soldat

=Nécrologie acte un :

=Nécrologie acte deux :

 

=Guerre de 14-18 : _1 _ guerre 14-18 _2_ Images _ 3_ Fausse mobilisation

=Guerre de 39-45 : _1_ La libération de Sornéville 1944 _2_ Une forteresse Américaine explose en vol _ 3_ un avion Allemand est abattu _4_ Divers guerre de 39-45 _5_Anecdote :

= Général Patton :

=Poèmes de captivité _1_ chapitre un _2_"chapitre deux"

=Familles Juives embarquées en 1944 :

=Maquis de Ranzey: _1_Le maquis de Ranzey _2_ Obsèques du docteur De Miscault _3_ inauguration de la plaque commémorative _ Commémoration 2008 _ Commémoration 2010

=Procession de la Vierge au manteau de bon secours  

=Autrefois : _1_ Personnages d'autrefois, le conseil _2_ La fenaison _3_ La moisson _4_ Allons aux bois _5_ C'est la fête ! _6_le battage

=Métiers anciens : 1_ metiers anciens par Georgette Roussel _2_ la suite page  _3_ liste des métiers d'après les registres _4_ Le charron _5_Le matériel _6_ petits outillages _7_ Le maréchal ferrant

 =Le berger, la vaine pâture

=LE Garde Champêtre

=Album photos : _1_ Illustrations, la vie de nos villages _2_ Avant, après _3_ La vie de nos villages 1900 _4_ Images d'aujourd'hui _5_ Images après 1950

=Cartes postales : -1-cartes Un _2_ cartes deux

=NANCY : _ 1_Nancy 2000_2_ Nancy 1900

=Bezange la Grande : _1_ Bezange le village _2_ Bezange l'église _3_prieuré de Sainte Marie _4_ Saint Roch

=Les curés :

= Le père Waguette : _1_ Hommage au père Waguette _2_ Anecdote

= Patois Emile Martin : _1_ la mort du coq de Sornéville _2_ le curé Waguette, son dernier miracle _3_ traduction

= Doléances au Roy :

= Lorrains émigrés au Banat : émigration _2_ photos des villages concernés _3_ généalogie

= Deux filles de l’ancien maire assassinées :

=Une noce au village

= Anecdote Louis XIV

= Les animaux : _1_ les chevaux _2_ animaux de la ferme _3_ animaux sauvages _4_ les oiseaux.

= La pomme de terre

= Recettes de Mère-Grand

=Dictons de nos villages

= Une chasse au bois de faux

= Sujets divers : _1_Chantez maintenant _2_ les Présidents _3_ Les billets _4_ Les timbres _5_ Origine d’un peintre Breton _6_ foire à VIC _7_ Pose d’une citerne en réserve d’eau _8_ Société de tir _9_ fermeture du dernier commerce _10_ une cloche en OR _11_ anecdotes et coutumes.

=Expréssions :

= Lieux-dits

=Foires et Lieux de pélerinage:_Pélerinage à Sion _1_ Pélerinage à Sainte Marie de la Grande Bezange _2_Pélerinage à Saint Nicolas de Port _3_ Pélerinage à Saint Roch ( Commune de Chambrey) _4_
=Les villages environnants: _1_ Arracourt _2_ Bezange la grande - _3_ photos autres _4_ Mazerulles _5_ Champenoux _6_ Serres _7_ Hoéville _8_ Moncel sur Seille _9_ Réméréville _10_ Erbéviller sur Amezule _11_Courbesseaux

=Les chiens : _1_ Ma passion _2_ L'histoire de Roland

=Bibliographie :


        

 

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 Cahier d'écolier, école de Sornéville, André Génin (1917)                                

Vive la France !! 

          ""Vive la France"" ce cri veut dire : Vive le pays dont le passé glorieux, dont les inventeurs, dont les écrivains, dont les artistes, dont la masse anonyme ont à travers les siècles honoré l'humanité.

          ""Vive la France !! ""Ce cri veut dire : Vive à jamais la nation qui a su respecter la justice et qui la première s'est faite le ""champion des droits de l'humanité"" et de la liberté des peuples. Il faut que ce cri réponde, pour chacun de nous à un acte de foi, à un engagement de faire son devoir.

               Vive la France !!

  
       Mémoires de Camille Génin (Source Michel Gallier)

Sornéville subit l'invasion Allemande en août 1914, par la route de Moncel, une partie des troupes entra dans le village, l'autre contourna à droite par le canal et à gauche par la potence.

              
Récit de Dehant R et Camille Génin.
          A Sornéville, les réservistes furent rappelés à partir du 30 juillet par ordre d'appel et regagnèrent leur corps d'affectation ; à partir de ce jour Sornéville était devenue un village mort, coupé de tous côtés, aucune communication et les habitants étaient dans l'angoisse à cause de la proximité de la Frontière.

Plusieurs fois par jour l'abbé Chaton montait au clocher et du haut, par la lucarne de la tour, il pouvait observer la route de Chambrey à Moncel.

Or, le 3 août 1914 au début de l'après midi, il en descendait rapidement faisant le récit à monsieur Ferry instituteur et monsieur Durand adjoint au maire et à d'autres personnes, dont le jeune Génin Camille, âgé de 15 ans, les prévenant qu'une patrouille de Hulans venait de Moncel par la route ; cette patrouille était en vue de Sornéville. N'écoutant que leur patriotisme, ils demandèrent au jeune Camille Génin de courir le plus vite possible sur Erbéviller prévenir les troupes Françaises, tout essoufflé, il arrivait en vue d'Erbéviller, sur la route il aperçut un dragon à cheval, Camille lui fit part de l'arrivée d'une patrouille de cavalerie Allemande qui avait traversé la frontière ; le dragon le fit boire dans son bidon et lui demanda si cela était la vérité. Aussitôt le cavalier fit demi-tour au galop.

 Camille resta sur place en surveillance, soudain il aperçut des cavaliers longeant la lisière du bois de l'étang Voinard, il reconnut immédiatement par le casque que c'étaient des Hulans. Quelques minutes plus tard la patrouille du 12 ème dragon arrivait, il leur montra l'ennemi, aussitôt les dragons ouvrirent le feu et repartirent sur Erbéviller pour couper l'ennemi sur la route de Réméréville. Le jeune Camille resta sur place ne sachant que faire mais surveillant le terrain. Environ un quart d'heure plus tard, il aperçut les Hulans qui s'enfuyaient, un cheval n'avait plus de cavalier (l'officier avait été tué près de l'église) d'autres étaient blessés

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Cahier de Mémoires de Paul Gallier :

 

Mes camarades et moi voulions voir de plus près ce qui ce passait sur le champ de bataille. Nous étions cachés dans les haies derrière le village au lieu dit « la chardonne ». Nous avions la vue dans la direction de « la fosse » , mais plus loin les bois nous cachaient le champ de bataille qui se trouvait en direction de Réméréville et sur la droite vers Erbéviller.

Sur le soir nous avons entendu le clairon sonner la charge à la baïonnette, suivi des hurlements des blessés.

Un très grand nombre de ces blessés arrivèrent au village à travers champs en s’aidant mutuellement. Les blessures les faisaient souffrir, ils avaient soif, ils buvaient dans les auges du village, comme le font les vaches et les chevaux.

Parmi eux un soldat revenait de cette bataille en poussant une brouette avec un blessé couché dedans. En arrivant près de moi, il me demande de l’aider et il m’oblige à tirer la brouette avec une corde jusqu’au village.

Au village les Allemands réquisitionnaient toutes les tables pour coucher les blessés afin d’avoir plus facile pour les soigner.

Tout ce serait bien passé pour les habitants, si les pigeons de Monsieur Deloche ne s’étaient pas envolés en bande. Les soldats croyant à des pigeons voyageurs tirent dessus. Les soldats Allemand qui se trouvaient dans les champs ont pensé que les habitants leur tiraient dans le dos. Très choqués par les pertes qu’ils venaient de subir, par les nombreux blessés et les morts, ils décident d’arrêter le maire Monsieur Lallement, le curé L’abbé Chatton et le garde champêtre. Ils attachèrent ces pauvres hommes par les poignets derrière un chariot direction Château Salins. Là les trois prisonniers passent devant le conseil de guerre, après avoir creusé leurs propres tombes. Le maire et le garde champêtre furent acquittés, alors que l’abbé Chatton fut emmené en Allemagne comme prisonnier.

  

On a longtemps pensé qu’il fut mort en captivité. Je viens d'avoir ces renseignements :

(source fac de lettre Catherine Guyon maitre de conférences en histoire)

L’Abbé Chatton est revenu de captivité affaibli et en partie paralysé, il n’a plus exercé ses fonctions pastorales après son retour. Il a été placé à la maison de retraite des prêtres à Bonsecours. Il y décéda le 11 décembre 1924.  Il était né à Buriville le 13 décembre 1958 

 

Tiré du cahier de mémoires de Paul Gallier

Une batterie de six canons de 150 était dispersée au croisement de la route de Mazerulles du chemin du milisaint aux ascencements. Les artilleurs s’étaient approprié des planches de mon père pour aménager des abris aux abords de chaque canon.

 

De Georges Gallier le frère de Paul : « il y eut même un obus qui éclata sur un des six canons ennemis, le réduisant au silence.

 

Tiré du cahier de mémoires de Paul Gallier

Les troupes Allemandes s’étaient avancées jusqu’à la Bouzule, soit entre Champenoux et Laneuvelotte mais ils se heurtèrent à une défense Française infranchissable. Ils subirent de lourdes pertes principalement en vie humaine. Durant ces combats, les blessés et les morts Allemand arrivaient à Sornéville entassés sur des voitures à chevaux. D’autres arrivaient par leurs propres moyens. Tous étaient évacués ensuite vers l’arrière, de même pour les morts.

Un jour nous avons vu un prisonnier Français tirer péniblement une charrette remplie de blessés.

 

Mémoires de Paul Gallier (Source Michel Gallier):  

Les habitants craignaient de nouvelles attaques. Ce qui allait se produire le 3 et 4 septembre, soit un bombardement intensif. Sornéville fut à nouveau détruit, cette fois avec de l'artillerie légère et lourde. Une batterie fut placée devant le bois des cent chênes. Du village on pouvait voir le tir des canons. Lorsque l'artillerie Française ripostait, on apercevait les artilleurs Allemand courir pour se cacher dans les trous qu'ils avaient creusés.

Un léger recul de l'ennemi les journées du 25 et 26 août mais ce n'était que pour mieux renforcer les lignes. Si les renforts se multipliaient, c'était pour préparer la prise de Nancy.  

  

Mémoires de Camille Génin: (source Claudine Maire)

La bataille faisait rage, la bataille du Grand Couronné était engagée, les Allemands étaient à la Bouzule à 6 kilomètres de NANCY, Le 11 septembre,

Guillaume II empereur d'Allemagne et Roi de Prusse et son état major étaient sur la place de l'église de Sornéville à 10 heures en grande tenue de parade pour faire leur entrée dans la ville de NANCY. L'attaque faisait rage de de Sornéville à Nomeny. Les Français étaient courageux, il est vrai que c'était le 20 ème corps dont la division de fer, la division d'acier et la division de cavalerie de Lunéville

 Dragons, cuirassiers, chasseurs et hussards prenaient pied dans la forêt de faux à hauteur des Sarrasins, à 3 heures de l'après-midi, une estafette vint prévenir l'état major, qu'une division de cavalerie manœuvrait pour encercler le village et faire prisonniers l'empereur et son état major. Aussitôt Guillaume II et son état major prirent la fuite en vitesse et en direction de Château Salins et ce fut le début de la retraite allemande sur le front de Lorraine.

Les allemands se replièrent, les pièces de 150 remontèrent le village tirées par 6 chevaux. Les canons de 77  sont passés au plus court , à travers champs.

 

Mémoires de Paul Gallier (source Michel Gallier )

Nous étions libérés de l’ennemi, mais non pour cela très rassurés, car ils n’étaient pas loin, mais juste au-delà de Moncel, sur le plateau des Erventes, situé à la même altitude que le haut de Sornéville. L’ennemi nous surveillait et au moindre faux mouvement, ils nous lançaient quelques obus.

Nous profitions des jours de brouillard pour aller aux champs, arracher les pommes de terre, c’était le seul moyen pour ne pas être vu. Des sentinelles Françaises venaient avec nous pour nous protéger de l’ennemi.

Le ravitaillement de la population se faisait par l’intermédiaire de la troupe. Nous mangions aussi beaucoup de fruits mirabelles, pommes, noix etc…

A la suite de tous ces événements, ma mère décéda le 21 septembre 1914 à l’âge de 40 ans.  Pour mon frère et moi, toute une partie de notre vie se brisait.

Prosper Vincent alla récupérer les planches dans les tranchées pour faire le cercueil.

 On emmena ma mère au cimetière sans aucune cérémonie.

Mon père prévenu par Madame Debever de Nancy, obtint une permission, mais il ne put venir jusque Sornéville. Notre village faisait partie de la zone de front. Monsieur Noël en uniforme de garde forestier nous emmena le rejoindre à Mazerulles.

Nous avons du quitter Sornéville fin septembre ou début octobre pour Jonchery sur Vesle dans la Marne, ou se trouvait mon père, démobilisé à cause de son âge.

 

Mèmoires de Lucien Germain et André Génin (source Michel Gallier):

Après notre départ à Sornéville la vie continuait. Les soldats Français étaient en avant poste. La messe du dimanche était dite par un capitaine, curé dans le civil. Le cœur de l’église présentait un trou, qu’un obus avait traversé.

Au mois de décembre un obus de 150 éclata dans la rue principale du village. A vingt mètres au-dessus de l’école d’aujourd’hui. Monsieur Mattenotte et les deux chevaux qu’il conduisait furent déchiquetés. La vie était trop instable, les gens quittèrent le village pour se rendre à l’arrière

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Une décision fut prise d’évacuer tous les habitants, ce qui fut fait fin décembre 1914.

 

Mémoires de Jules Dehant:

 A l'arrivée de Guillaume II l'état major avait fait prévenir les habitants qu'il était interdit de sortir, d'avoir les fenêtres et les volets ouverts, une femme de 64 ans n'ayant pas connaissance de cette note, sortit pour se rendre compte de ce qui se passait, un garde la surprit et la fit rentrer à coups de pieds aux fesses. (C'était ma mère) 

 

Source internet) C'est le matin du 17 Février 1916    Mr CONTE est un réfugié de SORNEVILLE, son village a été démoli. Le jour commence à se lever. Il est près de 6 heures. Nous revenons à la cuisine. Nous mangeons quelques tartines de fromage "camembert", qui n'était plus vendable à l'épicerie, et pour faire descendre le tout, on boit un verre de piquette.  

         J'attelle 4 chevaux et j'accompagne Mr Jules CONTE, qui lui tiendra la charrue, et moi avec un fouet je fais avancer les chevaux. J'ai froid aux pieds, aux mains, aux oreilles, il gèle, je ne me réchauffe pas, quand je peux enfiler mes mains dans les cuisses d'un cheval, cela fait du bien.

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          Tiré de la mémoire de Lucien Germain (cahier Michel Gallier):

         A notre retour à Sornéville, vers le 15 avril 1919, nous avons habité dans la maison de nos grands-parents qui n’avait pas trop souffert. Mon père supprima les gouttières de la toiture. Il posa une porte de grange sur le sol de la cuisine pour remplacer le plancher qui avait été enlevé par les soldats. La chambre de devant était remplie de pierres sur un mètre cinquante de hauteur, cela avait pour but de protéger la cave qui se trouvait en dessous afin d’en faire un solide abri (sans oublier d’étançonner le plafond de cette cave auparavant)

          Toutes les caves du village étaient de même. C’était l’habitation des soldats pendant la durée de la guerre. Ils dormaient sur des châlits de bois. L’entrée des caves à l’extérieur était renforcée par des tôles ondulées chargées de pierres.

Pour venir à Sornéville, venant d’Erbéviller, la route serpentait en grande partie sur un plateau dégagé et bien en vue. Pour leur tranquillité lors des mouvements de troupe et des ravitaillements, les soldats Français avaient dressé des filets, les arbustes avaient complétés le camouflage formant comme un tunnel.

Des caves du village partaient des tranchées en crémaillère reliant les boyaux, les sapes et les tranchées souterraines, en fonction de la vue que l’ennemi pouvait avoir du terrain.

Des puits garnis d’échelles descendaient à une dizaine de mètres de profondeur et ressortaient à l’horizontal dans le versant face à l’ennemi. Des mitrailleuses étaient postées à cet endroit.

Tout le territoire était recouvert de fils de ronce, en rangs serrés, soit fixés au sol par des piquets ou en chevaux de frise.

Entre Erbéviller et Sornéville , des blockhaus étaient disséminés sur tout le haut du plateau.

Les forêts étaient traversées de tranchées et flanquées d’abris protégés par des fils de fer en tout sens. Le long des lisières des forêts, les arbres étaient coupés à 1 mètre du sol et couchés vers l’extérieur. Les fûts des arbres et leurs branches garnis de barbelés, donnaient une imperméabilité aux forêts pour l’ennemi.

Des abris très profonds de 10 à 15 mètres existent encore 50 ans après. Dans le bois d’Hoéville et le bois de faux, l’armée Française avait installé une voie étroite de chemin de fer, qui venait de l’arrière et allait jusqu’à la ferme Sainte Marie où des munitions étaient distribuées pour les grosses pièces d’artillerie qui se trouvaient aux quatre coins de la forêt.

   Mémoires du trente neuf ième régiment d'infanterie qui séjourna à Sornéville à partir de mars 1916

              Par Bruno Nion

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  Abri de bombardement

 

Le village détruit

  Léglise

 

 

Canons  pris aux Allemands

 

La reconstruction du village

   

 

  Le camp de prisonnier

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FRANCE :
_Histoire de Sornéville

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Citation:
_Notre village natal
est toujours le plus
beau village du
monde...
Citation:
_La mémoire est
l'avenir du passé
_Citation:
_Qui ne connaît
pas le passé, ne
comprendra pas
l'avenir
Citation:
_Il ne faut jamais
oublier ses souvenirs

Citation :

Un homme sans mémoire

 de son passé
est comme un homme

 sans racine.
Notre devise:
_Tout faire pour
que l'histoire de
notre village puisse
continuer à s'écrire..
_Rassembler les
souvenirs pour que
les générations à
venir comprennent
et n'oublient pas

citation:

Toute idée humaine

qui prend le passé

pour racine,

a pour feuillage l'avenir

proverbe Chinois

Oublier ces ancêtres,

c'est être un ruisseau sans source,



 

 

 

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