page 1 _émigration des Lorrains vers le
BANAT
page 2 _photos des villages concernés
Page 3 _généalogie
Emigration des Lorrains vers le Banat en 1770. La plupart des familles partent d'Arracourt. (Griffaton - Lefort
- Damas - etc...)
Je souhaite vous exposer ici quelques notes sur cette migration importante des Lorrains puisque des familles de Sornéville ont quitté
eux aussi notre village pour le Banat . Je n'ai pas trouvé de nom pour le moment.
J'ai donc prit comme base l'histoire de nos trois compères Griffaton (je suis un
descendant de Griffaton Dominique moi-même).
Aditif : Il suffit de lire les doléences des villageois de 1789 pour comprendre les difficultés de l'époque.
Puis de lire cet
extrait des archives de Gerbéviller transcrites par familles de nos villages :
_1713_ Emeutes à Nancy en raison de la famine
_1730_ Neige en abondance, froid rigoureux
__1749_Disette, il gêle les 23,24,et 25 juin le froid continu jusqu'en juillet
_ 1756-57_Tremblement de terre, maisons détruites
_1762-1773_Récoltes désastreuses: nombre de paysans s'expatrienet en Hongrie (BANAT) . les terres et metairies
abandonnées. ETC...
__Petit résumé à destination des descendants de colons Lorrains retrouvés en Hongrie - Roumanie - Serbie -
Canada ce début juillet 2009 -(et pour notre propre famille descendants de Griffaton Dominique)
Objet : Famille Griffaton, Grifatong, Krifaton, etc…
Juillet 2009 _
De Gérard Griffaton
–Nancy- Lorraine -France
Objet : 1770 migrations des Lorrains vers le Banat :
Comme je le disais à certains membres de notre « réseau », on remarque deux « noyaux » de famille Griffaton en France,
une famille « implantée » autour des pays de Loire et une famille « implantée » autour des pays Lorrains.
Je suis de la branche Lorraine, grâce au travail de Daniel Hilaire, notre ami, de Michel Gallier mon beau-frère, de
Pascal Marchand mon cousin et de moi-même, la généalogie de notre branche est pratiquement totalement retracée, du moins jusqu’au milieu des années 1600 sur une personne centrale : René
Griffaton 1660 - 1744 et à partir du village d’Arracourt et des environs
Nous n’avons pas eu de contact avec la famille « Griffaton des pays de Loire », je ne trouve pas de lien entre nous, je
suis pourtant certain qu’il y en a un, peut être au-delà de 1600. Un membre de cette famille était professeur de Français au lycée Henri Poincaré de Nancy (année 1950 ou 60), je me souviens que
mon père avait pris contact avec lui afin de comprendre « la filiation » et de trouver un lien possible. Malheureusement il ne me reste pas de trace de cette entrevue. Je viens tout juste d’avoir
un petit échange avec Rémi Griffaton qui a fait des études supérieures aux Etats-Unis et qui travaille la-bas je crois, ses grands-parents viennent d’Angers. On trouve des membres de cette
branche « Griffaton des pays de Loire » sur Internet, plusieurs sont férus de Généalogie.
_ Merci d’avance à la personne qui me renseignerait sur cette souche ou qui trouverait un lien de filiation « Griffaton des pays de Loire - Griffaton des pays
Lorrain"
Sujet : Ceci est un petit condensé concernant le déroulement
de mes recherches sur :
_La Migration des Lorrains vers le Banat (année 1770).
_Famille descendant de la branche-Lorraine Griffaton- (généalogie de 1650 à ce jour concerne plus de 2000
« individus »)
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Pour ma part, je n’ai entendu parler que très tardivement de ce flux migratoire de nos ancêtres Lorrains vers le Banat et
seulement vers le début des années 2000… Par suite aux travaux de recherche généalogique effectués par mon Beau-frère Michel Gallier, par Sébastien et Pascal Marchand mes cousins et pour toute la
partie concernant cette mémorable migration, par Daniel Hilaire notre ami commun. Il n’était pas question pour moi à cette époque de me « préoccuper » outre mesure de « cette
histoire », mon travail du moment passant avant tout, je n’avais pas de temps.
M’interrogeant tout de même au fil des jours qui suivirent, j’ai eu beaucoup de mal à comprendre pourquoi mon père n’en avait
jamais parlé à la maison, lui pour qui la famille et ses « aïeuls » comptaient plus que tout, lui qui avait un certain « savoir » sur tout ce qui touchait son travail, son
ascendance et sa région, lui qui était toujours en avance sur son temps, comme on le disait souvent autour de lui.
J’ai eu également à partir de ce moment beaucoup de mal à comprendre pourquoi je n’avais jamais entendu le moindre mot sur la
question, lors des réunions familiales diverses, par les membres de la parenté
Un regroupement de la famille Griffaton (branche Lorraine) à eu lieu en 2000, je n’y étais pas, mais à ma connaissance et
sauf erreur le sujet des « Banatais » de la famille n’a pas été à l’ordre du jour
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Ce n’est que lorsque l’heure de la retraite a sonné « 2002 », voir même après, que j’ai pu entreprendre ce travail de regroupement et d’enregistrement , sur un petit
logiciel de généalogie, de toutes les données correspondantes au longues recherches effectuées par nos généalogistes chevronnés. Je suis forcement tombé sur l’enregistrement des « Banatais
de la famille » ces traces précises m’ont fortement interpellées et j’ai eu très vite besoin d’en savoir un peu plus.
Une de mes cousine « de souche Griffaton », journaliste à Nancy, apprenant que je m’intéressais à l’ascendance de
notre famille, m’a fait part qu’elle s’était un moment intéressée à la migration vers le Banat de ces trois compères membres de notre petite « dynastie » , me demandant si j’avais des
éléments à lui fournir à ce sujet et m’apprenant du même coup qu’elle avait envisagée en son temps de faire un reportage sur ces Lorrains en se déplaçant dans cette région et en
« enquêtant » à partir des patronymes connus et ce, dans les villages régulièrement cités.
Un autre de mes cousins « Griffaton » de Praye sous Vaudémont me racontait qu’une personne de son village avait été
interpellée, dans le midi de la France par un habitant du lieu, (a la vue de la plaque minéralogique de sa voiture) , il y a seulement quelques années, lui demandant d’où il venait
précisément et lui expliquant en retour qu’elle était « ex-Banataise » et qu’elle savait fort bien que ses ancêtre venaient d’Arracourt dans une région à l’Est de la France, qu’elle
aimerait bien connaître…
A partir de tout ces divers épisodes, j’ai donc regardé de mon coté ce que je pouvais trouver sur Internet, j’ai été étonné de
découvrir autant d’éléments traitant du sujet et plusieurs sites intéressants dont celui de Carmela Kassen ainsi que ceux de Banaterra, j’ai lu différents exposés, ceux de l’académie Stanislas et
surtout ceux de Smaranda Vultur que je trouve pertinente dans son analyse et fort rigoureuse dans sa transcription des faits.
Un peu plus tard, j’ai découvert le livre de Pierre Gonzalvez qui
parlait de ces Banatais d’origines françaises revenus au pays de leurs ancêtres, à la Roque-sur-Pernes dans le Vaucluse précisément, ce livre vaut la peine d’être lu pour qui s’intéresse à cet
important flux migratoire: son livre « l’étonnant destin des Français du Banat » (autoédition).
Je me dois de préciser que je ne cherchais que ce qui touche à mon nom à ma famille ou à leurs parcours, éventuellement à leurs
proches amis émigrés du moment, autant que sur la bourgade d’Arracourt point central de la migration pour ce qui concerne notre secteur ainsi qu’aux petits villages environnants proches et eux
même concernés.
Pour notre contrée géographique autour du centre d’Arracourt les villages de Moncel, Bezange la grande,
Sornéville, valhey, Bathelemont, Parroy, sont rapportés. Statistiquement, vu de tous les lieux en Lorraine, Arracourt aurait fourni le plus grand nombre de famille. J’en retiens quelques noms
souvent mentionnés (sous toutes réserves) Lefort, Griffaton, Damas, Coussac, Claudon, Pierre, Somars,
Antoine, Laurent, Richard, Boquel, Boisseau, Noël, Coqueron, Pernet, Petitjean, Dallemagne, Guillaume, Parison, Laurent, Frécot, Duron, Sigris etc…(source Internet, voir lien)
Je souhaite souligner que d’après ce que je crois savoir, nos ancêtres du secteur d’Arracourt et leurs amis des alentours ne
parlaient pas Allemand, comme il est dit et écrit très souvent, ils parlaient le vieux Français et surtout le vieux patois Lorrain de l’époque, ce qui me parait complètement logique. (Je dis cela
parce que je m’intéresse entre-autre au patois de nos villages, et que fut un temps j’ai fait quelques recherches sur ce parlé). Mais ce qui peut être n’est pas le cas en effet et j’en conviens
pour d’autres lieux un peu plus éloignés coté Moselle-57, où là on pouvait parler je le pense un « certain-patois » dérivé d’un vieux dialecte Allemand ou un mélange des deux à la
fois.
D’après l’excellent travail généalogique de Daniel Hilaire notre ami, on note que trois complices Griffaton quittent Arracourt
en Lorraine-France au cours de l’année 1770 pour migrer vers de nouveaux horizons, vers des terres promises au Banat. Sans aucun doute, pour eux, un beau rêve qu’ils allaient enfin pouvoir
réaliser, nous l’imaginons facilement aujourd’hui, cela compte tenu de ce qu’on leur avait fait « miroiter » et de toutes les promesses qui avaient été faites à ces pauvres paysans,
artisans ou manouvriers de nos campagnes profondes, ce, par les Souverains d’Autriche et leurs intermédiaires . D’autant que dans notre chère France depuis quelques dizaine d’années, « ces
bonnes gens de chez nous », qui ne ménageaient pourtant pas leurs efforts, qui travaillaient très durement du levé du jour à la nuit, n’arrivaient plus à faire vivre leurs grandes familles,
même pauvrement, faute aux charges et impôts de toutes les sortes qui s’ajoutaient les unes aux autres, ce, d’année en année.
Nous trouvons bien des sujets sur Internet pour dénoncer clairement cette période de notre histoire de France.
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Daniel Hilaire constate lors de ses recherches que Dominique Griffaton passe à Vienne (point de passage obligé) le
19 avril 1770 et déclare une femme et 7 enfants. Nicolas et Joseph Griffaton passent ensemble à Vienne le 20 octobre 1770 et déclarent pour chacun une femme et six enfants.
Telle est la base de la généalogie Griffaton émigrés au
Banat.
Malheureusement, ils meurent « jeunes ». Ces nouveaux migrants dès leurs « installations » dans ce pays inconnu devront œuvrer sur des terres souvent marécageuses, plusieurs milliers
d’individus de la première génération périront de maladie contagieuse, épidémie de peste y compris (source Internet voir liens). Comme le confirme d’ailleurs très précisément la base généalogique
de notre famille, beaucoup meurent dans les années qui suivent leur arrivée. Dominique Griffaton est mort à Mercydorf en 1771 âgé de 51 ans. Nicolas est mort en 1774
à Charleville âgé de 51 ans. Joseph est mort en 1776 à Seultour âgé de 51 ans.
Ces Lorrains se sont faits remarqués durant très longtemps par leur courage et leur empressement à travailler, de ce fait, cette
région du Banat est très vite devenue le premier grenier à blé de l’Europe centrale (source Internet voir lien)
. A la suite d’événements politiques, enrôlés de force par les uns ou rejetés par les autres des différentes guerres ou du
règlement de celles-ci entre les états, puis victimes de déportation sous le régime communiste, nos ancêtres ont très vite connu d’énormes
difficultés, certains n’auront la vie sauve qu’en prouvant leurs origines Française. Beaucoup fuiront la région pour les pays voisins ou même pour l’autre bout du monde. (Source
Internet voir lien).
Ils s’installeront en Allemagne pour certains, tandis que d’autres
se dirigent vers les Etats-Unis, le Canada, voir l’Australie.
Quelques-uns seront de retour dans leur pays d’origine, leur chère France (Voir au sud, dans le Vaucluse, où ils
reconstruisent et sauvent le village de Roques-sur-Pernes..
Quelques familles seulement préférant rester dans leur pays
d’accueil. On retrouve donc aujourd’hui des descendants de Griffaton en Hongrie, en Roumanie, en Serbie etc.. Avec quelques modifications des noms au
fil du temps et en fonction des pays où ils demeurent, voir Griffaton, Grifatong, Krifaton. (Ainsi que sous d’autres noms en raison des nombreux mariages Patronymes concernés à ce jour, voir
descendance Griffaton Dominique Joseph Nicolas sur (pièce jointe Word)
Ce mois de Juillet, j’ai souhaité pouvoir retrouver des descendants de ces colons Lorrains, ceux de ma famille principalement.
J’ai interpelé une quinzaine de contacts par le biais de la messagerie d’internet, quelques-uns répondent, d’autres non. Certains de mes nouveaux correspondants avaient entendu parler de leurs
origines Lorraines d’autres doutent encore fortement, une personne disant venir de Grèce et ne voyant pas de lien « possible ». J’ai à ce jour six contacts en Roumanie, Hongrie,
Serbie. Je suis convaincu pour ma part qu’il s’agit bien de descendants des trois complices Griffaton migrants au Banat. Le parlé est (Hongrois ,
Serbe , Roumain) cela reste un handicap pour moi pour aller plus avant. J’effectue mes traductions par Internet, le résultat n’est pas toujours correct, voir presque incompréhensible par
moment.
J’espère pourtant pouvoir poursuivre mes recherches petit à petit et
découvrir ce petit monde nouveau, malgré toute la difficulté.
Ces dernières semaines j’ai acheté deux livres sur le recensement de toutes les familles d’Arracourt. De même que j’ai obtenu un
contact avec l’auteur de ces ouvrages, une personne (professeur à la retraite) qui semble très intéressé par l’histoire de la migration des familles Lorraines vers le Banat.
Je viens d’apprendre qu’un cercle généalogique Lorrain du secteur de Lunéville « familles de nos
villages » souhaite faire une conférence sur ce sujet lors de deux jours de rencontre qu’il organise début octobre 2009. Je pense pouvoir m’y rendre et ferai si possible un petit
« article » de ce qui se dira sur le sujet.
Et pour finir, j’ai essayé ces jours derniers de regrouper mes informations j’ai fait un petit résumé de ce que j’en retiens
cela à destination des personnes intéressées dans ma famille.
De même que j’ai fait un petit diaporama (PowerPoint) sur le déroulement (purement imaginaire et humoristique) de cette
migration des Lorrains au Banat, j’ai envoyé cela à mes contacts descendants de Griffaton en Hongrie, Serbie, Roumanie.
Aujourd’hui mon souhait le plus cher serait d’établir le lien entre l’ascendance de mes contacts les plus intéressés par notre
« heureuse rencontre » et la descendance de Dominique, Nicolas et Joseph Griffaton, documents sur 5 générations en notre possession. Je vais donc demander à mes « cousins
Banatais » s’ils veulent bien essayer de faire un effort en effectuant quelques recherches dans ce sens et en remontant leur ascendance personnelle, afin de découvrir si possible un point de
rencontre.
Je reste donc à la disposition de chacun pour essayer de faire avancé quelque peu ces
« investigations » Gérard Griffaton
Novembre 2009, je viens de
retrouver un descendant de Dominique Griffaton qui quitte Arracourt le 29 avril 1770 pour le Banat. Cette personne demeure en Serbie et nous avons reconstruit le cheminement de sa généalogie
ensemble.
Le lien est donc fait entre
Vladislav Grifatong Serbie et sa famille proche et Dominique Griffaton notre ancêtre commun.
Je suis sur le point de trouver le lien entre un descendant d’Etienne
Griffaton fils de Dominique qui quitte Arracourt avec son père 29/04/1770. Cette personne vit en Allemagne. (2010-le contact est rompu , dommage!)
J’ai un bon contact avec un descendant de Dominique Griffaton, nous n'arrivons pas à
faire le lien complet. Cette personne et sa famille vivent en Hongrie.
J’ai un dernier contact avec une personne qui vit en Roumanie, Griffaton, avec qui je
corresponds régulierement, nous n'arrivons pas à faire le lien complet.
Je suis pour ma part convaincu depuis le début de mon travail
de recherche sur cette migration que tous les Griffaton - Grifatong -Krifaton , retrouvés en Hongrie - Roumanie - Serbie - Grèce - Allemagne - Australie - Canada - Etats Unies - sont
des descendants de nos trois compères.