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Georgette Roussel , étude faite en 2004 

 

Parler des vieux métiers, exposer des photos des outils anciens, faire des démonstrations de savoir-faire est très à la mode.

         C’est une bonne chose car beaucoup de ces métiers sont disparus depuis peu de temps… et  ils n’avaient pas beaucoup changé en plusieurs siècles.

         Dans les campagnes, les petits métiers foisonnaient ¼ maintenant ¼ même plus un boulanger.

         C’est regrettable.

  

         Sous l’Ancien Régime, on n’exerçait pas un métier et même une quelconque activité professionnelle ou commerciale en toute liberté.

         Il y avait des corporations, des confréries avec des contrats d’apprentissage.

         A l’exception de Metz, les métiers lorrains n’ont jamais bénéficié ou plutôt souffert de l’organisation rigide des corporations. Les ducs se contentèrent de grouper les métiers en hans (de hansa en allemand) par affinités.

         La confrérie était issue d’une organisation religieuse

ex. - un puissant métier : les drapiers de Neufchâteau, de Lunéville ou de Longwy étaient du même han dont le siège était à St Nicolas.

-         Chaque han avait ses règles de déontologie.

Bien sûr, le fonctionnement de tous les hans dépendait du contrôle fiscal du duc.

-         Il y avait des inspecteurs (les aswardeurs) qui surveillaient les ateliers et les marchés.

-         Au XIIIe siècle, à Nancy, ville de 30000 habitants il y avait 40 hans dits « communautés d’Art et Métiers ».

     Lunéville : 12000 habitants, en avait 10.

         En 1776, l’Edit de Turgot supprime les corporations de métiers : c’est la révolte au Faubourg St Antoine à Paris ! Une révolte contre le peuple qui lui, demande à pouvoir travailler sans redevance, ni brevet de maîtrise. L’Edit sera annulé.

Cela prouve la force des Corporations en France.

         En 1791, la loi Chapelier complète l’abolition des privilèges en supprimant les corporations.   

  

Mes références :

-         La Mémoire des Lorrains de Claude GERARD et Jean LANHER

-         La Mémoire de la Terre au Pays du Sânon

-         Les Métiers oubliés de Jacqueline et Raymond HUMBERT

-         Les Gestes retrouvés de Daniel BONTEMPS

   LES METIERS DE VILLAGE 

 Les illustrations sont exemptes de droits. Elles peuvent être téléchargées en cliquant avec le bouton de droite de la souris. Ensuite, elles peuvent être traitées avec un éditeur de photos (ou avec un logiciel d'impression) ou être intégrées dans un logiciel de traitement de texte moderne.

Le laboureur

         Il possédait des terrains, des chevaux, des bœufs, il avait une ou plusieurs charrues, chariots ou charrettes. Il devient après la Révolution cultivateur ou propriétaire et même… rentier

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Le manouvrier ou manœuvre

         Il n’avait pas de chevaux, il travaillait souvent pour un laboureur qui lui cultivait ses champs.

 

Le journalier

         Il ne possédait qu’un meix (jardin) et un pré, il travaillait à la journée.

 

L’admodiateur ou amodiateur

         C’est celui qui prend à bail, une terre (ou un impôt, admodiateur de la dîme). Il est le fermier exploitant des terres moyennant une redevance périodique à un propriétaire (seigneur ou Abbaye).

 

Le gruyer est l’officier chargé des Eaux et Forêts

 

Le marcaire

         Domestique à la ferme, il trayait les vaches et s’occupait de la fabrication du beurre et des fromages, à l’alpage dans les montagnes, en été.

 

Le castreur de bétail appelé aussi affranchisseur

         Il passait de ferme en ferme.

 

Le moitrier est un métayer important au XVIIe siècle.

         Il garde la moitié de la récolte en grains et en fruits, le quart de foins et le tiers des œufs, beurre et fromages, le reste va au propriétaire.

 

Le berger, le pâtre

         Il signe un contrat avec les habitants d’une paroisse, puis d’une commune plus tard.

         Il est logé. Il doit emmener paître les troupeaux et ramener.

         Il n’y a pas eu de champs clôturés avant 1925.

         Pour les porcs, c’était le porcher.

         Pour les chèvres, le chevrier. 

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Le laitier ou la laitière 

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         Dans un court rayon autour des villes et même dans les villes avant 1800, des fermes produisent le lait grâce à des troupeaux de vaches conservés seulement 2 à 3 ans au maximum de leur rendement.

         A Nancy en 1872, 200 laitiers ou laitières font le porte à porte en voitures à bras ou avec des chariots de bidons.

         Il n’y avait pas de ramassage du lait donc il existait une production artisanale de beurre et de fromages dans chaque ferme qui était portée aux marchés des villes ou vendue aux Cossons.

 

Le coquetier ou cosson

         Il ramassait les œufs, les lapins, les coqs, les poulets dans les fermes pour aller les vendre en ville sur les marchés ou à domicile.

 

Le vigneron

Au XVIIIe siècle, les ordonnances de la Cour Souveraine de Lorraine prouvent l’intérêt de Léopold pour la viticulture.

En 1718, un code de la vigne précisait tous les travaux à faire.

En 1728, chaque village devait avoir son canton de vignes.

En 1739, plantations de vignes sur les coteaux remplis de broussailles.

En 1791, liberté de planter des vignes Þ d’où création désordonnée de petits vignobles. 16000 ha dans la Meurthe.

         Le vigneron travaillait la vigne et fabriquait le vin, il avait besoin de tonneaux ® mariage entre enfants de vignerons et tonneliers.

 

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Le brasseur - Fabricant de bière

         Il fabriquait la bière avec les matières premières produites sur place.

         Plantation de houblon, orge. Les résidus des brasseries étaient utilisés pour l’alimentation du bétail (pas pour les chevaux).

 

Le jardinier – aux abords des villes

         Pour les cultures maraîchères et l’entretien des maisons particulières et des châteaux.  

 

L’apiculteur

         Il chassait les essaims de « mouchettes » nomades dans les forêts et détruisait les abeilles pour récolter le miel. Rares étaient les apiculteurs qui essayaient de garder les ruches en hiver.

         Avec le droit d’abeillage, le Seigneur percevait la moitié du miel récolté par les « intervenants ».

         Ce droit tomba en désuétude dès que le sucre se vendit aisément.

         On recensait en 1899, 68500 ruches en Lorraine, soit 350000 Kg de miel.

Il était également cirier ou sirrier

         Il fabriquait des bougies, des cierges.

         Les chandelles étaient faites par des chandeliers ou oribusiers.

 

Le pêcheur

         Les Abbayes ou les Seigneurs louaient pour 1 an, les rivières ou les étangs qui abondaient de poissons et d’écrevisses. Le pêcheur les vendait dans les auberges et en ville sur les marchés.  

LES METIERS DU BATIMENT 

Le carrier, le tailleur de pierres, le maçon, l’ardoisier (dans certaines régions du centre et de la Bretagne, des Pyrénées)  le tuilier chez, nous le recouvreur ou couvreur.

 

Le carrier

Il extrayait les pierres à ciel ouvert ou dans les galeries (d’où étayage et nécessité de travailler le bois) car au XVIIIe siècle, la construction des routes nécessita l’ouverture de nombreuses carrières.

 

Le fortier

         Il étayait les galeries et fournissait le bois (de forestier).

 

Le tailleur de pierres

                    

     Il façonnait les blocs de pierres pour les rendre utilisables par le maçon qui les assemblait avec un mélange de sable et de chaux.

         Beaucoup d’italiens au XVIIIe siècle, arrivèrent comme tailleurs de pierres.

 

Le sable était souvent pris dans les rivières et les ruisseaux des environs.

-         La chaux était élaborée dans des fours par le chaufournier ou chaulier

 

         Les maisons étaient construites par le maçon. Il devenait maître-maçon après 4 années d’apprentissage et 3 années de pratique ® plus tard ils devinrent entrepreneurs en maçonnerie.

 

Le tuilier fabricant de tuiles

         En raison de la fragilité et du transport encombrant des tuiles, les tuileries se multiplièrent en fonction des besoins. Les terres employées étaient plus fines que celles utilisées plus tard pour les briques

         - les tuiles plates

         - les tuiles canal

 

         Il fallait extraire l’argile en hiver car elle était plus facile à préparer après le gel. On la faisait piétiner par des chevaux ou des bœufs.

 

Le briquetier

         Au XIXe siècle le métier se développe car on faisait de plus en plus appel à ce matériau résistant et insensible au gel. En vernissant les briques, elles devenaient un élément décoratif.

 

Le plâtrier

         Il fallait clouer de fines lattes de chêne au plafond et les enduire de plâtre (une pierre calcaire – le gypse – cuite et réduite en poudre).

Difficulté : le plâtre prend très vite - métier pénible.

Pour les châteaux et les résidences des villes le staffeur remplace le sculpteur ornementaliste sur bois qui faisait des panneaux décoratifs pour les plafonds des châteaux.

         Il travaille avec des moules pour le centre des plafonds et les coins ® plus tard il achètera des moulures industrielles qu’il n’aura plus qu’à coller à l’emplacement souhaité.

 

Le vitrier

         C’était souvent un artisan ambulant. En ville, il criait « vitrier » et remplaçait les carreaux cassés (avec des vitres qu’il avait entreposé dans sa hotte ou son chariot). C’était à ce moment là, uniquement des petits carreaux car on ne maîtrisait pas encore les grandes dimensions.

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Les peintres en bâtiments

         Ils ont un atelier pour préparer leurs peintures et leurs outils, puis ils partent travailler sur des chantiers.

         Le métier a évolué mais existe toujours aujourd’hui sans grands changements.

 

 

Le recouvreur

         Celui qui posait les tuiles ou les ardoises.

Trois styles de couvertures furent utilisés en France :

-         origine végétale : chaume ou bois

-         pierres plates ou ardoises

-         terre cuite, tuiles plates ou creuses

 

Pour les chaumes ® le chaumier se sert de paille ou de roseaux (pas dans nos régions).

Le couvreur en pierres plates ou lauzes souvent dans les montagnes

 

Le couvreur en ardoises (travail délicat)

         Les ardoises sont tenues par des clous et des crochets.

 

Pour supporter ces couvertures il y avait les charpentes d’où …


 

Le travail du bois

 

 

Le charpentier

         Il y avait 2 sortes de charpentiers.

         Celui de campagne qui jouissait d’une réputation de savoir-faire et celui qui construisait les ouvrages d’art – dirions-nous aujourd’hui – les cathédrales, les ponts, il devait avoir des connaissances approfondies en mathématiques et en résistance des matériaux.

 

Au XIIIe siècle, tous les artisans du bois étaient dénommés charpentiers

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Les menuisiers devinrent :

-         huchers ® fabricants de coffres (on ne connaissait par les armoires) huissiers ® fabricants de portes, huisseries. Lambrisseurs, ouvriers parqueteurs, ébénistes pour les meubles

 

Le boiselier

         Il fabrique les boisseaux  (mesures de grains), les seilles, les seaux destinés à puiser l’eau, les baquets à traire, les barattes (pour fabriquer le beurre), les boîtes pour le transport des fromages.

 

Tout cela réglementé par les corporations.

 

Le boîtier

         Il fabrique les pelles pour le boulanger, les boîtes pour le sel, les fuseaux, les cuillères, les louches en bois  (un peu le taillandier du bois).

         Ce travail se faisait souvent dans les montagnes pendant l’hiver, il était vendu par les colporteurs.  

Les métiers de la forêt 

 

Le bûcheron - Travail saisonnier (l’hiver)

         Il vivait avec sa famille dans les bois (naissance à Cirey d’un enfant de bûcheron dans les bois) et était payé au rendement.  

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L’éhouppeur

         Il monte à la cime et coupe les branches pour faciliter l’abattage de l’arbre.

 

Le scieur de long ou sagard ou ségard

         Il fait les planches. Ils travaillaient par deux : un travail très dur jusqu’à ce qu’advienne la force motrice et l’apparition des scies à ruban dans les scieries.

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Le charbonnier – travail saisonnier (à la belle saison)

                                            

         Il vivait au milieu de la forêt. Il taillait et façonnait des rondins de charme, de hêtre et quelquefois de sapins en 50 cm de long, il façonnait un grand cône dans un endroit aéré puis le recouvrait de terre et mettait le feu par le haut (cela durait 8 à 15 jours).

         Ce charbon de bois a longtemps servi à séparer le minerai de sa gangue. Il était également utilisé dans les forges et dans les fours des boulangers de ville.
 

Il fallait transporter ce bois

 

Quand c’était possible par charoyage : charretier ou chartier.        

 

Le schlitteur dans les Vosges et en Alsace.

         Il exploitait essentiellement du bois de papeteries et de chauffage.

         Le bois était débité sur place en morceaux d’un mètre pour le descendre dans la schlitte.

         Les chemins de transport étaient formés d’espèces de rails en bois sur lesquels on faisait glisser la schlitte ® puis ensuite le bois était transporté par route ou par flottage.

         En 1549, Jean ROUVET inventa le flottage du bois. Il y avait très peu de routes mais il y avait des rivières. Il fallait en profiter.

         Le bois flottait de ruisseaux en rivières puis en fleuves jusqu’aux grandes villes.

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Le brêleur

         Il assemblait les troncs d’arbres pour former des radeaux de 4 m de large sur, certaines fois, 50 m ou 60 m de long

 

puis le voileur ou flotteur le faisait circuler sur les rivières.

         Ils devinrent gardes rivières ou gardes des eaux et forêts ;

         Plusieurs familles à Fraquelfing.

 

Le sabotier

                                 

         Il vécut en forêt ou très près de la forêt jusqu’à la moitié du XIXe siècle.

         Il se servait de peuplier, hêtre, érable, bouleau, aulne. Il coupait l’arbre en tronçons de la longueur des sabots.

Dans les ateliers :

l’ébaucheur dégrossissait le bloc.

le pareur l’évidait à la vrille.

le maître finissait au paroir (couteau tranchant). Il le polissait et le décorait.

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Le tonnelier ou cuvelier (plusieurs familles à Petitmont)

         Les Celtes inventèrent la barrique.

-         les fabricants de barriques s’appelaient des barrilliers ou barrilleurs puis en 1410 ils devinrent des tonneliers

-         ou fondriers (ceux qui fabriquaient d’énormes tonneaux).

         Le tonnelier était utile à de nombreuses corporations, le drapier, le tanneur, le porteur d’eau, le boucher et bien sûr le vigneron.

         A Serres, les vignerons mariaient leurs filles à des tonneliers.

         Le bois utilisé était le chêne, le châtaignier, le frêne ou l’acacia.

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Le charron

         Il fabrique les roues, les échelles, les mangeoires de bergerie ou d’étable, les auges, les rateliers des écuries.

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L’écorceur, autre métier qui se rapporte au bois.

         Il récolte les écorces du chêne pour les moulins qui fabriquent le tan.

Le fabricant de bouchons appelé aussi écorceur de liège.

Dans le midi de la France, on écorce le chêne-liège :

-         pour le commerce des vins

-         pour les flotteurs des filets de pêche

-         les semelles, les emballages.

 

Le vannier

                            

         Un des plus anciens métiers du monde. Pendant longtemps, la vannerie était faite à la ferme par les paysans en hiver pour les besoins domestiques.

         En 1467, Louis XI accorda aux vanniers des statuts. Ils fabriquaient paniers, corbeilles, berceaux.

         Avec la paille de seigle, les ruches, les chapeaux, les paniers de confiseurs, les vans pour séparer les grains.  

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Le rempailleur de chaises (artisan ambulant) - cannage et paillage

 

Dans les Vosges, autour de Mirecourt au XVIe siècle, le luthier ou “faiseur de violons” était initié par les Italiens.

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Citation:
_Notre village natal
est toujours le plus
beau village du
monde...
Citation:
_La mémoire est
l'avenir du passé
_Citation:
_Qui ne connaît
pas le passé, ne
comprendra pas
l'avenir
Citation:
_Il ne faut jamais
oublier ses souvenirs

Citation :

Un homme sans mémoire

 de son passé
est comme un homme

 sans racine.
Notre devise:
_Tout faire pour
que l'histoire de
notre village puisse
continuer à s'écrire..
_Rassembler les
souvenirs pour que
les générations à
venir comprennent
et n'oublient pas

citation:

Toute idée humaine

qui prend le passé

pour racine,

a pour feuillage l'avenir

proverbe Chinois

Oublier ces ancêtres,

c'est être un ruisseau sans source,



 

 

 

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