Elles étaient cultivées en Allemagne depuis 1750 environ. Parmentier, fait prisonnier à Hanovre en 1757 en mangea et résolut d'introduire et de propager, aussitôt remis en liberté, la culture en France de ce précieux tubercule, ce qu'il fit vers 1785.
Mais, d'Allemagne, l'usage s'en répandit, de proche en proche, d'abord en Alsace vers 1760, puis à Sarrebourg et aux environs. En 1776, dix à douze femmes de Sornéville accompagnées de quelques-uns de leurs enfants, s'en allèrent à pied, la hotte au dos, jusqu'à Sarrebourg, acheter des tubercules pour semences. Le trajet et de 50 kilomètres, au moins à l'aller, ce qui fait 100 kilomètres pour le voyage. Entre autre il y avait Catherine Drouin, accompagnée de son fils Pierre Gallier, notre aïeul, qui avait alors 14 ans. Tous rapportèrent une hottée de pommes de terre, qui furent plantées et qu'on appela des salbottes (en patois: salbot désigne la ville de Sarrebourg). La meilleure variété rapportée fut appelée Bauduinne, en souvenir de Messire de Baudouin, ancien Seigneur de Sornéville.
** Un grand Merci à ces braves Femmes de Sornéville, car pour moi, c'est certain, impossible de vivre sans pommes de terre....**


