La libération de Sornéville
LIBERATION: Le jour de l'arrivée des Américains au village le 17 septembre 1944. Fillet et Griffaton partent de suite, la joie au
coeur, à pieds et à travers champs, direction la forêt d'Hoeville, prévenir les maquisards de la libération du village.
A leur retour, dès la sortie du bois, ils se font tirer dessus par une patrouille Américaine, Fillet entraîna son
ami Henri au sol, chacun faisant des grands gestes pour tenter de faire stopper les tirs.
Les rafales ne sont pas passées loin...
Travaux d'écoliers :Travail collectif
La libération de Sorneville par les Américains
à partir du texte de Cécile Dorion
Monsieur Gallier, qui avait quatorze ans à l'époque, nous a raconté la libération de
Sornéville.
Les Américains sont arrivés par la route d'Hoéville le dimanche 17 septembre 1944, vers 8h30
ou 9h. Ils avaient encerclé Sornéville, des chars avaient pris position, derrière le village, dans les vergers.
Quelques Allemands, sur un camion, remontaient le village, arrivés devant l'école, monsieur
Morville, croyant qu'ils allaient se rendre, leur indiqua que les Américains étaient là. Contrairement à l'attente de monsieur Morville, les Allemands tirèrent trois coups de canon en direction
des Américains. Deux obus touchèrent des maisons situées après l'église en direction de Moncel, et le troisième toucha le véhicule Américain qui contenait les paquetages des soldats. Personne ne
fut bléssé. Aussitôt, le camion allemand fit demi-tour. Il faut préciser, que la veille du 17 septembre, plusieurs milliers d'Allemands étaient cantonnés à Sornéville, mais que dans la nuit, ils
étaient tous partis.
Tous partis? Enfin presque...
Chez monsieur Camille Génin, qui est mort aujourd'hui, trois Allemands étaient cachés au fond
de sa grange. Monsieur Génin espérait les capturer pour les remettre aux Américains, mais les trois c'étaient sauvés par les jardins. Monsieur Génin courut après eux, en rejoignit un , qui
s'était attardé pour manger du raison. L'Allemand ne voulait pas se rendre, monsieur Génin le captura et le remit aux soldats alliés. Ceux-ci, le firent monter sur le devant d'une jeep puis ils
allèrent faire un tour dans les chemins, derrière le village. Quand ils revinrent, l'Allemand était couvert de boue. Chez monsieur Gallier, un Allemand s'était également caché. Il avait fait
comprendre au père de monsieur Gallier qu'il voulait se rendre, il était caché dans le foin.
Dans la ferme Durand, à la sortie du village, à droite, en allant sur Moncel, étaient
cachés quatre soldats ennemis dont trois "malgré-nous". Michel Gallier, qui était en train de se laver les pieds dans une bassine, vit, par la fenêtre, les Américains qui prenaient position
derrière le mur d'entrée de cette ferme, tout heureux, il sortit pieds nus. Les soldats Américains le firent mettre à coté d'eux et lui demandant de s'abaisser. Les quatre soldats ennemis
sortirent alors, les mains en l'air. Les Américains les tenaient en joue. Les trois "malgré-nous" portaient des drapeaux Français mais les Américains n'ont pas fait de différence entre eux et "le
vrai Allemand". C'est à ce moment la, que le père de Michel Gallier est allé chercher le soldat caché chez lui et l'a remis aux Américains.
La ferme Durand était employée par les Allemands comme dépôt de munitions. Les
Américains demandèrent à Michel Gallier d'aller chercher des hommes au village pour enlever les munitions et pour les enterrer. Finalement Michel Gallier alla chercher son père et avec l'aide de
quelques soldats Américains, ils ont déversé les munitions dans une petite mare sous trente centimètre d'eau environ.
Le jour de la libération de Sornéville, aucun civil n'a été tué, mais malheureusement,
un Américain a été abattu près de la ferme Michel. Les Américains se sont ensuite dirigés sur le village de Moncel sur seille, qu'ils ont délivré à la suite.
Photo Adolphe Picoche (Hablainville 1944)