Rechercher

Présentation

Profil

  • Vieux-Papou 66 ans, toujours aussi jeune l'ancêtr
  • historique-de-sorneville-gerard-griffaton

Actualités Sornéville

Adresses


contact-wht.gif

 


N'hésitez pas à
m'adresser un
petit mot
_courriel:
_contact_
en haut à gauche
dans le module présentation

et en bas de chaque page
h_travail-01.gif









 

  Merci d'avance

FAMILLES DE NOS VILLAGES

Derniers articles

  • Vieux métiers 1
      Georgette Roussel , étude faite en 2004    Parler des vieux métiers, exposer des photos des outils anciens, faire des démonstrations de savoir-faire est très à la mode.          C’est...
Liste complète

Curriculum

Tables des matières

Message d'accueil

Mes diaporamas

Recommander

Guerre de 14-18

  1006mobilisation.jpg  

ga0000000.JPG qdrapeau_012.gif

 Cahier d'écolier, école de Sornéville, André Génin (1917)                                

Vive la France !! 

          ""Vive la France"" ce cri veut dire : Vive le pays dont le passé glorieux, dont les inventeurs, dont les écrivains, dont les artistes, dont la masse anonyme ont à travers les siècles honoré l'humanité.

          ""Vive la France !! ""Ce cri veut dire : Vive à jamais la nation qui a su respecter la justice et qui la première s'est faite le ""champion des droits de l'humanité"" et de la liberté des peuples. Il faut que ce cri réponde, pour chacun de nous à un acte de foi, à un engagement de faire son devoir.

               Vive la France !!

  
       Mémoires de Camille Génin (Source Michel Gallier)

Sornéville subit l'invasion Allemande en août 1914, par la route de Moncel, une partie des troupes entra dans le village, l'autre contourna à droite par le canal et à gauche par la potence.

              
Récit de Dehant R et Camille Génin.
          A Sornéville, les réservistes furent rappelés à partir du 30 juillet par ordre d'appel et regagnèrent leur corps d'affectation ; à partir de ce jour Sornéville était devenue un village mort, coupé de tous côtés, aucune communication et les habitants étaient dans l'angoisse à cause de la proximité de la Frontière.

Plusieurs fois par jour l'abbé Chaton montait au clocher et du haut, par la lucarne de la tour, il pouvait observer la route de Chambrey à Moncel.

Or, le 3 août 1914 au début de l'après midi, il en descendait rapidement faisant le récit à monsieur Ferry instituteur et monsieur Durand adjoint au maire et à d'autres personnes, dont le jeune Génin Camille, âgé de 15 ans, les prévenant qu'une patrouille de Hulans venait de Moncel par la route ; cette patrouille était en vue de Sornéville. N'écoutant que leur patriotisme, ils demandèrent au jeune Camille Génin de courir le plus vite possible sur Erbéviller prévenir les troupes Françaises, tout essoufflé, il arrivait en vue d'Erbéviller, sur la route il aperçut un dragon à cheval, Camille lui fit part de l'arrivée d'une patrouille de cavalerie Allemande qui avait traversé la frontière ; le dragon le fit boire dans son bidon et lui demanda si cela était la vérité. Aussitôt le cavalier fit demi-tour au galop.

 Camille resta sur place en surveillance, soudain il aperçut des cavaliers longeant la lisière du bois de l'étang Voinard, il reconnut immédiatement par le casque que c'étaient des Hulans. Quelques minutes plus tard la patrouille du 12 ème dragon arrivait, il leur montra l'ennemi, aussitôt les dragons ouvrirent le feu et repartirent sur Erbéviller pour couper l'ennemi sur la route de Réméréville. Le jeune Camille resta sur place ne sachant que faire mais surveillant le terrain. Environ un quart d'heure plus tard, il aperçut les Hulans qui s'enfuyaient, un cheval n'avait plus de cavalier (l'officier avait été tué près de l'église) d'autres étaient blessés

  9g14-18-1.gif

Cahier de Mémoires de Paul Gallier :

 

Mes camarades et moi voulions voir de plus près ce qui ce passait sur le champ de bataille. Nous étions cachés dans les haies derrière le village au lieu dit « la chardonne ». Nous avions la vue dans la direction de « la fosse » , mais plus loin les bois nous cachaient le champ de bataille qui se trouvait en direction de Réméréville et sur la droite vers Erbéviller.

Sur le soir nous avons entendu le clairon sonner la charge à la baïonnette, suivi des hurlements des blessés.

Un très grand nombre de ces blessés arrivèrent au village à travers champs en s’aidant mutuellement. Les blessures les faisaient souffrir, ils avaient soif, ils buvaient dans les auges du village, comme le font les vaches et les chevaux.

Parmi eux un soldat revenait de cette bataille en poussant une brouette avec un blessé couché dedans. En arrivant près de moi, il me demande de l’aider et il m’oblige à tirer la brouette avec une corde jusqu’au village.

Au village les Allemands réquisitionnaient toutes les tables pour coucher les blessés afin d’avoir plus facile pour les soigner.

Tout ce serait bien passé pour les habitants, si les pigeons de Monsieur Deloche ne s’étaient pas envolés en bande. Les soldats croyant à des pigeons voyageurs tirent dessus. Les soldats Allemand qui se trouvaient dans les champs ont pensé que les habitants leur tiraient dans le dos. Très choqués par les pertes qu’ils venaient de subir, par les nombreux blessés et les morts, ils décident d’arrêter le maire Monsieur Lallement, le curé L’abbé Chatton et le garde champêtre. Ils attachèrent ces pauvres hommes par les poignets derrière un chariot direction Château Salins. Là les trois prisonniers passent devant le conseil de guerre, après avoir creusé leurs propres tombes. Le maire et le garde champêtre furent acquittés, alors que l’abbé Chatton fut emmené en Allemagne comme prisonnier.

  

On a longtemps pensé qu’il fut mort en captivité. Je viens d'avoir ces renseignements :

(source fac de lettre Catherine Guyon maitre de conférences en histoire)

L’Abbé Chatton est revenu de captivité affaibli et en partie paralysé, il n’a plus exercé ses fonctions pastorales après son retour. Il a été placé à la maison de retraite des prêtres à Bonsecours. Il y décéda le 11 décembre 1924.  Il était né à Buriville le 13 décembre 1958 

 

Tiré du cahier de mémoires de Paul Gallier

Une batterie de six canons de 150 était dispersée au croisement de la route de Mazerulles du chemin du milisaint aux ascencements. Les artilleurs s’étaient approprié des planches de mon père pour aménager des abris aux abords de chaque canon.

 

De Georges Gallier le frère de Paul : « il y eut même un obus qui éclata sur un des six canons ennemis, le réduisant au silence.

 

Tiré du cahier de mémoires de Paul Gallier

Les troupes Allemandes s’étaient avancées jusqu’à la Bouzule, soit entre Champenoux et Laneuvelotte mais ils se heurtèrent à une défense Française infranchissable. Ils subirent de lourdes pertes principalement en vie humaine. Durant ces combats, les blessés et les morts Allemand arrivaient à Sornéville entassés sur des voitures à chevaux. D’autres arrivaient par leurs propres moyens. Tous étaient évacués ensuite vers l’arrière, de même pour les morts.

Un jour nous avons vu un prisonnier Français tirer péniblement une charrette remplie de blessés.

 

Mémoires de Paul Gallier (Source Michel Gallier):  

Les habitants craignaient de nouvelles attaques. Ce qui allait se produire le 3 et 4 septembre, soit un bombardement intensif. Sornéville fut à nouveau détruit, cette fois avec de l'artillerie légère et lourde. Une batterie fut placée devant le bois des cent chênes. Du village on pouvait voir le tir des canons. Lorsque l'artillerie Française ripostait, on apercevait les artilleurs Allemand courir pour se cacher dans les trous qu'ils avaient creusés.

Un léger recul de l'ennemi les journées du 25 et 26 août mais ce n'était que pour mieux renforcer les lignes. Si les renforts se multipliaient, c'était pour préparer la prise de Nancy.  

  

Mémoires de Camille Génin: (source Claudine Maire)

La bataille faisait rage, la bataille du Grand Couronné était engagée, les Allemands étaient à la Bouzule à 6 kilomètres de NANCY, Le 11 septembre,

Guillaume II empereur d'Allemagne et Roi de Prusse et son état major étaient sur la place de l'église de Sornéville à 10 heures en grande tenue de parade pour faire leur entrée dans la ville de NANCY. L'attaque faisait rage de de Sornéville à Nomeny. Les Français étaient courageux, il est vrai que c'était le 20 ème corps dont la division de fer, la division d'acier et la division de cavalerie de Lunéville

 Dragons, cuirassiers, chasseurs et hussards prenaient pied dans la forêt de faux à hauteur des Sarrasins, à 3 heures de l'après-midi, une estafette vint prévenir l'état major, qu'une division de cavalerie manœuvrait pour encercler le village et faire prisonniers l'empereur et son état major. Aussitôt Guillaume II et son état major prirent la fuite en vitesse et en direction de Château Salins et ce fut le début de la retraite allemande sur le front de Lorraine.

Les allemands se replièrent, les pièces de 150 remontèrent le village tirées par 6 chevaux. Les canons de 77  sont passés au plus court , à travers champs.

 

Mémoires de Paul Gallier (source Michel Gallier )

Nous étions libérés de l’ennemi, mais non pour cela très rassurés, car ils n’étaient pas loin, mais juste au-delà de Moncel, sur le plateau des Erventes, situé à la même altitude que le haut de Sornéville. L’ennemi nous surveillait et au moindre faux mouvement, ils nous lançaient quelques obus.

Nous profitions des jours de brouillard pour aller aux champs, arracher les pommes de terre, c’était le seul moyen pour ne pas être vu. Des sentinelles Françaises venaient avec nous pour nous protéger de l’ennemi.

Le ravitaillement de la population se faisait par l’intermédiaire de la troupe. Nous mangions aussi beaucoup de fruits mirabelles, pommes, noix etc…

A la suite de tous ces événements, ma mère décéda le 21 septembre 1914 à l’âge de 40 ans.  Pour mon frère et moi, toute une partie de notre vie se brisait.

Prosper Vincent alla récupérer les planches dans les tranchées pour faire le cercueil.

 On emmena ma mère au cimetière sans aucune cérémonie.

Mon père prévenu par Madame Debever de Nancy, obtint une permission, mais il ne put venir jusque Sornéville. Notre village faisait partie de la zone de front. Monsieur Noël en uniforme de garde forestier nous emmena le rejoindre à Mazerulles.

Nous avons du quitter Sornéville fin septembre ou début octobre pour Jonchery sur Vesle dans la Marne, ou se trouvait mon père, démobilisé à cause de son âge.

 

Mèmoires de Lucien Germain et André Génin (source Michel Gallier):

Après notre départ à Sornéville la vie continuait. Les soldats Français étaient en avant poste. La messe du dimanche était dite par un capitaine, curé dans le civil. Le cœur de l’église présentait un trou, qu’un obus avait traversé.

Au mois de décembre un obus de 150 éclata dans la rue principale du village. A vingt mètres au-dessus de l’école d’aujourd’hui. Monsieur Mattenotte et les deux chevaux qu’il conduisait furent déchiquetés. La vie était trop instable, les gens quittèrent le village pour se rendre à l’arrière

14-18.jpg

CaptLKLKMLMKLMKure01.jpg 

Une décision fut prise d’évacuer tous les habitants, ce qui fut fait fin décembre 1914.

 

Mémoires de Jules Dehant:

 A l'arrivée de Guillaume II l'état major avait fait prévenir les habitants qu'il était interdit de sortir, d'avoir les fenêtres et les volets ouverts, une femme de 64 ans n'ayant pas connaissance de cette note, sortit pour se rendre compte de ce qui se passait, un garde la surprit et la fit rentrer à coups de pieds aux fesses. (C'était ma mère) 

 

Source internet) C'est le matin du 17 Février 1916    Mr CONTE est un réfugié de SORNEVILLE, son village a été démoli. Le jour commence à se lever. Il est près de 6 heures. Nous revenons à la cuisine. Nous mangeons quelques tartines de fromage "camembert", qui n'était plus vendable à l'épicerie, et pour faire descendre le tout, on boit un verre de piquette.  

         J'attelle 4 chevaux et j'accompagne Mr Jules CONTE, qui lui tiendra la charrue, et moi avec un fouet je fais avancer les chevaux. J'ai froid aux pieds, aux mains, aux oreilles, il gèle, je ne me réchauffe pas, quand je peux enfiler mes mains dans les cuisses d'un cheval, cela fait du bien.

 16les-20poilus-2014-18.jpg

          Tiré de la mémoire de Lucien Germain (cahier Michel Gallier):

         A notre retour à Sornéville, vers le 15 avril 1919, nous avons habité dans la maison de nos grands-parents qui n’avait pas trop souffert. Mon père supprima les gouttières de la toiture. Il posa une porte de grange sur le sol de la cuisine pour remplacer le plancher qui avait été enlevé par les soldats. La chambre de devant était remplie de pierres sur un mètre cinquante de hauteur, cela avait pour but de protéger la cave qui se trouvait en dessous afin d’en faire un solide abri (sans oublier d’étançonner le plafond de cette cave auparavant)

          Toutes les caves du village étaient de même. C’était l’habitation des soldats pendant la durée de la guerre. Ils dormaient sur des châlits de bois. L’entrée des caves à l’extérieur était renforcée par des tôles ondulées chargées de pierres.

Pour venir à Sornéville, venant d’Erbéviller, la route serpentait en grande partie sur un plateau dégagé et bien en vue. Pour leur tranquillité lors des mouvements de troupe et des ravitaillements, les soldats Français avaient dressé des filets, les arbustes avaient complétés le camouflage formant comme un tunnel.

Des caves du village partaient des tranchées en crémaillère reliant les boyaux, les sapes et les tranchées souterraines, en fonction de la vue que l’ennemi pouvait avoir du terrain.

Des puits garnis d’échelles descendaient à une dizaine de mètres de profondeur et ressortaient à l’horizontal dans le versant face à l’ennemi. Des mitrailleuses étaient postées à cet endroit.

Tout le territoire était recouvert de fils de ronce, en rangs serrés, soit fixés au sol par des piquets ou en chevaux de frise.

Entre Erbéviller et Sornéville , des blockhaus étaient disséminés sur tout le haut du plateau.

Les forêts étaient traversées de tranchées et flanquées d’abris protégés par des fils de fer en tout sens. Le long des lisières des forêts, les arbres étaient coupés à 1 mètre du sol et couchés vers l’extérieur. Les fûts des arbres et leurs branches garnis de barbelés, donnaient une imperméabilité aux forêts pour l’ennemi.

Des abris très profonds de 10 à 15 mètres existent encore 50 ans après. Dans le bois d’Hoéville et le bois de faux, l’armée Française avait installé une voie étroite de chemin de fer, qui venait de l’arrière et allait jusqu’à la ferme Sainte Marie où des munitions étaient distribuées pour les grosses pièces d’artillerie qui se trouvaient aux quatre coins de la forêt.

   Mémoires du trente neuf ième régiment d'infanterie qui séjourna à Sornéville à partir de mars 1916

              Par Bruno Nion

  DSC03502.JPG

  Abri de bombardement

 

Le village détruit

  Léglise

 

 

Canons  pris aux Allemands

 

La reconstruction du village

   

 

  Le camp de prisonnier

Azzzy51.jpg

  Azzzccy51.jpg

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Texte Libre

Contact:
En haut à gauche
et en bas
de chaque page

Village de Lorraine
FRANCE :
_Histoire de Sornéville

enfant_81.gif





Citation:
_Notre village natal
est toujours le plus
beau village du
monde...
Citation:
_La mémoire est
l'avenir du passé
_Citation:
_Qui ne connaît
pas le passé, ne
comprendra pas
l'avenir
Citation:
_Il ne faut jamais
oublier ses souvenirs

Citation :

Un homme sans mémoire

 de son passé
est comme un homme

 sans racine.
Notre devise:
_Tout faire pour
que l'histoire de
notre village puisse
continuer à s'écrire..
_Rassembler les
souvenirs pour que
les générations à
venir comprennent
et n'oublient pas

citation:

Toute idée humaine

qui prend le passé

pour racine,

a pour feuillage l'avenir

proverbe Chinois

Oublier ces ancêtres,

c'est être un ruisseau sans source,



 

 

 

overblog

Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés